L'album commence avec quelques gouttes d'eau qui introduisent "Color", hymne à la nuance ("Don't stay in black in white"). Le son d'Oversoul s'impose avec sa lourdeur, ses cassures, ses notes délicieusement surimposées sur une batterie qui fonctionne à temps complet. "Nous sommes restés ce que nous sommes, une nuée de coeurs fiers que le destin et le temps ont affaibli mais encore décidés à chercher, à lutter et ne jamais revenir en arrière", cette petite phrase est explosée par le début de "Wheels will turn over", titre où l'influence de Machine Head se fait sentir. On embraye ensuite sur "Walking like / wicked pigs", morceau dont les couplets sont chantés en français et qui dénoncent l'indifférence des abrités envers "les pauvres reclus assis dans la rue". Ce mélange étonne et détonne, le message est clair et net, et le refrain en anglais nous est matraqué pour qu'on le retienne. Moins de textes pour "Asshole" mais la rythmique de folie suffit amplement à faire de ce titre une pièce maîtresse de l'échiquier Oversoul. "A new caïd comes" et la vie des "18th streeters" se trouve changée. Pas la rythmique toujours aussi lourde, le tout agrémenté de quelques passages d'une guitare subtile , à servir chaud. Comme le "Who am I ?" qui suit et qui détruit tout sur son passage, notamment en live, "I swear !". "Sad state of culture" nous présente plusieurs types de personnes (parents, enfants et média), tous dans un triste état... "Widow of a living man" calme tout le monde quelques instants, Oversoul maîtrise l'ambiance : sombres incantations / silence, vent de furie / calme, supplications / supplice. Tout s'enchaîne. Comme "Prayin' game" dont l'intro est un modèle du genre, le morceau coule dans la même veine. "The easy conscience" s'ensuit, les vocals sont un peu différents (moins bons, selon moi), les parties guitares sont un plus fouillées, mais ce titre me semble un peu en-dessous de la moyenne de l'album, surtout à côté de "Sheep", qui le suit. Rythme fou furieux, petit jeu de vocals, bonnes grosses guitares, excellente architecture, que du bon ! Tout a une fin, pour Stubborn pack c'est "Domination" et son chant lourd, "Libérons nos instincts !". Après le morceau, on quitte l'hyper-espace thrash pour se retrouver dans un monde techno, par moment assez proche de celui du Remanufacture de Fear Factory, morceau qui aurait pu rester caché ... dans un placard. Une fausse note qu'on est pas obligé d'écouter... Quoi qu'il en soit ce premier album d'Oversoul est remarquable, autant dans l'orchestration que dans la production. L'avenir du thrash français pourrait bien se trouver du côté de Bordeaux...
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