Noswad : La part des choses Au risque de paraître féroce, Noswad a le chic pour faire des introductions caricaturales ("Libère moi") qui m'ont plus fait peur qu'autre chose. Heureusement, la suite des évènements rattrape souvent ces maladresses. Voulant se démarquer de ses influences, le groupe livre plutôt une sorte d'Aqme mêlé à du Stereotypical Working Class mais agit quelquefois de manière hésitante. Pourtant des éléments sauvent ce groupe. Premièrement leur engagement, on sent qu'ils s'investissent dans ce qu'ils font et qu'ils jouent avec leurs tripes ("Vice de conscience"). Ensuite, même si le chant est encore perfectible, les paroles évoquant souvent les relations à autrui ou les problèmes d'ego, sont assez bien construites ("Trust"), jouent avec des images et chose très positive, évitent les niaiseries de rigueur. Parfois, en contrastant passages planants et structures plus rentre-dedans, le groupe s'approche d'un émo relativement bien envoyé ("Regard hâtif") pour un jeune groupe comme celui-là. Néanmoins, le combo devra encore creuser son sillon plus profondément, mais aux vues de ce premier jet, on peut supposer que ce groupe est apte à dépasser les limites de sa Drôme originelle. Ayant eu l'opportunité d'écouter des pré-productions de cet été, on peut dire que le quatuor a travaillé son expression, la rendant plus personnelle. Le son de La part des choses est moyen, mais pour un premier maxi, ne soyons pas trop exigeant d'autant plus que l'aperçu de leurs fameuses pré-productions permet d'avancer que Noswad a gagné en puissance et en précision. Suite au prochain épisode...