noid_sleepless_night.jpg Le premier album de Noïd est un joli pied de nez aux soit-disant clivages entre le rock le métal. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Sans gamberger, les quatre normands délivrent des compos originales qui mêlent cris rageurs et groove résolument rock'n'roll. De l'originalité dans les riffs, dans les rythmes, un bol d'air en somme.
L'album s'ouvre sur "Stay true", titre qui débute sur une intro lointaine avant de surprendre avec l'arrivée de la voix et d'un riff stoner, le calme avant une tempête qui va durer presque tout l'album. Dans le même registre, "Nothing said" et son riff d'intro restent dans la tête, car si Noïd fait du métal, les mélodies ne sont pas aux abonnés absents. En témoigne le doublage quasi permanent de la voix de David, qui donne une couleur particulière à l'album. "The right questions" marque une première pause dans l'allure avant de repartir pied au plancher pour "Time to stop", un titre diablement efficace. L'album, enregistré au Loco Studio en quatre semaines par Guillaume André s'offre un mixage atypique : la batterie est nettement en avant, notamment pour le kick (la grosse caisse pour les néophytes), ce qui appuie les riffs de guitares sans pour autant les reléguer au second plan.
Au rang des titres planants, "Never forget this day" développe une ambiance lourde avec une montée en puissance permanente, digne de groupes comme Team Sleep ou Deftones. Sur "Now and there", c'est la chanteuse de MyPollux qui se charge de donner la réponse à David, pour une touche féminine qui correspond au titre. Au final, Noïd marque des points avec cet album, qui a préfiguré une tournée de plus de six mois. Si le mixage peut en dérouter certains, les 11 titres valent vraiment le coup d'oreille.