metal Métal > No Vale Nada

No Vale Nada / Chronique LP > Alter ego

no vale nada - alter ego A leur noir et blanc, les No Vale Nada ajoutent une couleur, celle du sang, un rouge dégoulinant qui se déverse depuis toutes les écorchures provoquées par Alter ego. Le groupe a calmé quelques-unes de ses (h)ardeurs pour baisser le rythme ("Alter", "Heureuse perspective") ou la jouer plus rock n roll ("Un toi(t) sans nous") mais n'a rien perdu ni de son tranchant ni de sa capacité à créer le malaise avec des instrumentaux glaçants ("Intro", "2"). Sombre et sourd, l'opus, encore enregistré avec Amaury Sauvé (Bison Bisou, Calvaiire, Robot Orchestra ou Drawers pour ne pas toujours citer les mêmes références...), joue avec nos nerfs et nos corps, alternant pièces ultra violentes et moments de déchirements ("Ego", "Une poignée de rien") usant des effets sur les guitares et d'attaques hurlées, nous laissant toujours un peu de temps pour nous remettre avant d'enchaîner sur une nouvelle rafale de riffs. L'excellent "Plutôt crever que mourir" signe la fin du parcours avec un premier jet qui sonne comme un très bon morceau et une deuxième partie construite avec d'interminables larsens. C'est donc confirmé, on peut compter sur No Vale Nada pour nous faire mal.

No Vale Nada / Chronique EP > Demain

No Vale Nada - Demain Un EP, un split (avec Aleska) et voilà No Vale Nada qui nous présente Demain : 8 titres condensés en moins de vingt minutes (en décomptant le gros blanc pour cacher un faux titre à la fin de "Sans gravité"), enregistrés chez Amaury Sauvé (As We Draw, Birds In Row, Comity, The Prestige) et masterisés par Nick Zampiello (Converge, tiens donc, on se demande si ça a influencé leur choix...). Hardcore chaotique sombre et violent, les Haut-Marnais valent quelque chose, au moins leur pesant de pralines qu'on prend dans la tronche (le mec de l'artwork a du écouter le disque d'un peu trop près). Excessivement rapide dans l'exécution, le groupe prend quand même le temps de poser quelques ambiances (le pesant "L'éloge du sens", l'intermède "01") et évite ainsi toute saturation des esgourdes (ce qui peut arriver à trop manger de screamo). Demain laisse donc présager un bel avenir pour le trio d'écorchés vifs qui le voient pourtant bien noir.