NightShade - 1426 Une dizaine d'années d'existence et quatre albums au compteur n'ont pas encore permis à NightShade de choisir son style. Le groupe préférant clairement bouffer à tous les râteliers (du quasi black au metal core en passant par le djent de matheux et l'ambiant angoissant sans oublier de rajouter de gros samples électro-indus) pour faire de 1426 un opus aussi complexe à suivre que riche en trouvailles car il a beau toucher à tout, le combo n'est mauvais nulle part ! Au contraire, en assumant totalement ses identités multiples et en les amalgamant parfaitement (on a parfois de tout dans le même titre comme sur l'excellent "Phalaenopsis"), NightShade se forge une image "multiface" qui permet de démultiplier les atmosphères et les émotions (le superbe final instrumental "Aokigahara"). Enregistré à la maison (le Nalcon Studio, c'est chez eux), autoproduit (ils ont créé un label pour sortir l'album précédent), les Brestois (même s'ils ne le sont pas tous) mettent à profit leur expérience pour soigner les moindres détails et faire ce qu'ils veulent comme ils le veulent, au vu du résultat, c'est clairement les bons choix, pas forcément les plus faciles mais ceux qui forcent le respect.