Sorti en 2008 chez l'excellent Crucial Blast Records (Across Tundras, Gnaw Their Tongues, Souvenir's Young America...), soit le plus frenchy des label indépendant nord-américains puisqu'il s'est également chargé de distribuer Monarch!, Overmars ou encore Year of No Light outre-Atlantique, Desire in uneasiness est à bien des égards un album qui aura marqué tout particulièrement la discographie de Nadja. Plus lourd et dense encore qu'à l'accoutumée, l'album voit également un troisième membre (Jakob Thiesen) se greffer de manière exceptionnelle à la paire Aidan Baker/Leah Buckareff et offre alors une composition basse/basse/batterie qui confère au disque un aspect monolithique tout bonnement imparable.
Là on se dit qu'à force de passer sa vie à jammer/tourner/enregistrer (ce, dans n'importe quel ordre), les stakhanovistes canadiens vont fatalement passer un jour à côté de leur sujet. Oui, sans doute. Mais ce ne sera pas pour cette fois, les deux premiers titres de l'album, "Disambiguation" et "Sign expressions" plongeant l'auditeur dans un magma drone/doom/sludge metal avant de l'enfermer dans une cellule d'oppression auditive, une gangue de plomb dont on ne peut s'extraire sans y laisser quelques neurones. Car ce Desire in uneasiness est certainement l'un des disques les plus noirs composé par Nadja, une oeuvre d'une lourdeur abrasive incomparable, presque aliénante et dont, on l'a dit, ne sort pas forcément indemne. Soit on observe la surface pour rester... de marbre, soit on s'immerge dans cette succession de morceaux littéralement assommante (au sens le plus positif du terme).
Une petite respiration l'éthéré "Affective fields", paradoxalement l'un des titres les plus minimaliste de la discographie du groupe, avant de se voir administrer une nouvelle dose de ce mélange drone/metal - sludge/doom cher au nord-américains sur "Uneasy desire". La particularité de cette quatrième piste : la batterie, robotique, qui semble pouvoir tenir la cadence à l'infini avec une régularité proprement inhumaine. Pourtant c'est bien un batteur qui est derrière les fûts, l'apport de Jakob Thiesen sur l'album étant, on s'en rend compte alors un peu mieux, tout sauf négligeable. Et pendant ce temps, les lignes de basses ombrageuses jalonnent les morceaux, des drones déviants parsèment un ensemble dans lequel l'auditeur s'égare, perd ses dernières lueurs de conscience avant de sombrer dans un état semi-végétatif... le bon moment pour le trio de poser sur la console de mixage "Deterritorialization", un cinquième et dernier titre monstrueux d'efficacité, à la fois répétitif, obsédant et diabolique.
Desire in uneasiness
Nadja
LP : Desire in uneasiness
Label : Crucial Blast Records
Date de sortie : 01/05/2008
LP : Desire in uneasiness
Label : Crucial Blast Records
Crucial Blast Records (297 hits)![[us] [us]](/img/flags/us.png)

Date de sortie : 01/05/2008
Disambiguation
Sign Expressions
Affective Fields
Uneasy Desire
Deterritorialization
Sign Expressions
Affective Fields
Uneasy Desire
Deterritorialization
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Re: Nadja - Desire in uneasiness
Terrier : Paris
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Charlotte Noailles
Re: Nadja - Desire in uneasiness
Terrier : DTC
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Re: Nadja - Desire in uneasiness
Terrier : Paris
Donc à écouter fort donc, je retiens.
Et ce que ça fait du bien quand en concert, Michel eh bin il est pas là, ça gueule, ça cogne, et moi j'ai mon exutoire. Fiou... le métal c'est la vie !
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Charlotte Noailles
Re: Nadja - Desire in uneasiness
Terrier : Lille
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Hey show me the way to the W-fenec.org ! And don't ask why !
Re: Nadja - Desire in uneasiness
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Qu'est-ce qu'on est serré au fond de ce webzine, chantent les fenecs, chantent les fenecs entre les chros et les infos.
Re: Nadja - Desire in uneasiness
Terrier : Toulouse
Mais bon je fais pareil aussi en fin de compte... En ce moment je suis dans une période intense de Buzzov*en/Weedeater/Eyehategod et il me semble avoir compris que mes voisins appréciaient pas trop. Ma copine et mes collocs non plus d'ailleurs...
Alala, c'est dur d'avoir bon gout !
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Ave Atque Vale