Mihai Edrisch : un jour sans lendemain La musique déchirée et les sentiments à vifs de Mihai Edrisch refont surface sur un optimiste Un jour sans lendemain, où la genèse et le trépas d'une vie y sont contés. Tel un programme prédéfini, un destin écrit, les verbes qui forment la tracklist d'Un jour sans lendemain, se suivent comme des perles sur un collier. "Vivre" en est l'adolescence, douce et candide, des guitares qui s'envolent en toute innocence vers un "Aimer", aux harmonies majeures, à la tension palpable, -je m'offre à toi mon ingénue, sans trop y croire-.
Basse qui remonte des tréfonds, guitares qui s'élancent sans filet, sans parachute, la voix de Mihai Edrisch coule au rythme d'un promeneur, peu être un peu plus tourmenté qu'un autre, voix poétique, voix qui pleure sans crier, qui parle sans chanter, qui se fait langueur sur des sanglots de guitares, des éclats de voix, batterie en point d'interrogation, "Souffrir" se fait malmener par les flôts. L'atmosphère se contracte au fur et à mesure de "Souffrir" et "Espérer", s'enlise au propre comme au figuré sur "Oublier", parfait reflet des paroles. Une vie brisée, un destin suspendu, "Survivre" lutte dans le brouillard, essaye de s'accrocher à un espoir furtif et subrepticement se laisse tomber vers le sombre "Mourir", qui lui s'envole lentement comme une libération. Mélopées douce, mélodies résignées, un chant qui se voile la face, l'alchimie de "Mourir" reste lente et agonisante, contraste avec les notes enlevées de "Vivre" ou "Marcher", donne du repos au tourment et au tourbillon sonore de Mihai Edrisch.