Madina Lake : From them, through us, to you Balancé en heavy rotation sur les chaines de clips et sur les teen-radio, je comprends que Madina Lake pourra énerver ceux qui entendent leurs singles en boucle, dans le même temps, s'ils évitaient ce genre de média, ils n'auraient pas ce problème ! Parce que si Madina Lake semble vivre un conte de fée, que leurs titres sont ultra accrocheurs et qu'ils bénéficient de signatures prestigieuses (notamment Mark Trombino à la prod, lui qui a bossé avec Jimmy Eat World, Blink 182 ou Finch), trop rapidement les enterrer parce qu'ils jouent un émo-pop-punk très en vogue pourrait être une erreur.
En creusant un peu leur premier album From them, through us, to you on trouve des compositions simples et efficaces (et alors Yellowcard le fait aussi, non ?) et une touche émo tout à fait sincère même si le groupe s'inspire davantage des "suiveurs" comme 36 Crazyfists que des instigateurs comme Thursday. A l'aise pour sortir des tubes au refrain un peu mielleux ("Here I stand", "One last kiss"), le combo peut également ajouter des samples et varier les tonalités et l'engagement ("House of cards") que soigner ses arrangements ("Pandora") ou prendre des risques en installant des ambiances un peu étranges ("River people", "True love"). L'artwork (plutôt joli) se décline dans le livret qui permet la lecture des textes qui ne traitent pas que de ruptures et d'amourettes, Nathan y parle également de la célébrité ("Stars") et expose ses doutes existentiels ("River people", "Me vs the world"), sa voix pouvant aller chercher des graves comme des aigus, les émotions passent aussi bien à l'oral qu'à l'écrit...
A dose homéopathique, Madina Lake peut faire passer un bon moment à l'auditeur qui aurait besoin d'une cure de jouvence ou à celui qui n'a pas besoin d'une écriture complexe et d'un son garage pour apprécier un groupe punk-émo, quand bien même estampillé "pour les kids".