Machine Head à Lille (2007) Machine Head à Lille (2007) C'est avec le In situ d'Unswabbed à fond que les spectateurs attendent le début du concert, l'impatience est palpable, les deux derniers albums et les deux derniers concerts de Machine Head à Lille sont encore dans de nombreuses mémoires...
Mais d'abord, ce sont les Zuul Fx qui occupent le terrain, enfin révélés à un plus large public avec de gros concerts et un énorme album, ce soir le combo va quelque peu me décevoir... Le son n'est pas correctement réglé, trop de volume ou trop de saturation, peut-être les deux, mais toujours est-il que l'on perd beaucoup en clarté et en confort d'écoute... Autre souci, les parties mélodiques au chant sont un peu hésitantes... C'est vraiment dommage car sur scène, ça blast. Les meilleurs titres de Live free or die sont envoyés comme il faut (avec un Karim très démonstratif) même s'il apparaît clairement que le public nordiste en garde sous le pied pour la suite... La reprise destructrice de "Demanufacture" (Fear Factory) brise définitivement la glace entre le quatuor et nous qui reprennons en coeur I hate you !. Un dernier titre où la guitare fait des siennes me conforte dans l'idée qu'il faudra les revoir dans d'autres conditions...
Les lumières se rallument, la sono reprend, une bière, un petit peu de Gojira et chacun s'excite dés qu'une ombre passe sur scène, les premiers Machine Fucking Head résonnent...
"Clenching the fists of dissent", au rayon entrée fracassante, on peut difficilement faire mieux, Machine Head s'installe donc en force avec le titre qui ouvre également The blackening, "Santé ! Santé !" Robb Flynn est en très grande forme et embraye avec "Imperium", ça calme. On se dit alors que le groupe tape trop haut d'entrée de jeu, qu'ils ne vont pas pouvoir tenir une telle cadence mais nos doutes volent rapidement en éclat avec l'enchaînement de deux tubes monumentaux : "Ten ton hammer" et "Old". Robb discute beaucoup (en anglais forcément) entre les titres, il nous explique qu'il a d'excellents souvenirs de leur concert de 2003 au Splendid, de ce qui s'était passé avec Kill To This (lire Machine Head live - Lille Splendid 2003), des furieux du balcon, de l'ambiance ... et histoire de ne pas le contredire, le public l'acclame. Sa connivence avec Phil Demmel est mise à profit sur les nouveaux titres qui, comme on pouvait s'y attendre, sont absolument énormissimes en live ("Aesthetics of hate", "A farewell to arms" -pour la deuxième fois en concert-, "Halo" et une pensée pour Dimebag Darrell). Même si certains morceaux phare ne seront pas joués ce soir ( "The blood, the sweat, the tears" ou une reprise de MetallicA -on attendait "Battery"...-), on a le droit à un explosif "Take my scars" avant que la lumière ne s'éteigne. Au passage signalons la grande classe des lights et du son... La guitare acoustique est installée, on a donc le droit en rappel à un "Descend the shades of night", toujours aussi chargé d'émotions. "Suce ma bite", Robb fait des progrés en français (sic) et nous dit combien il est triste de devoir nous quitter, non sans avoir déchainer un monstrueux dernier pogo avec "Davidian". Comme un gamin devant un faux Père Noël, Robb Flynn reste sur scène quelques minutes à savourer les applaudissements et les cris du public qui ne veut pas que cela se termine...
Et pourtant, il y a du Pink Floyd dans les enceintes, le concert est bel et bien terminé... Encore une fois, Machine Head a donné tout ce qu'il avait et c'était encore une fois, mieux que la fois précédente...