Machine Head - Burn my eyes Venu tout droit d'Oakland en Californie, Machine Head est un groupe qui ne fait pas dans la dentelle, ou alors très peu. Robb Flynn, Adam Duce, Chris Kontos et Logan Mader font mal, très mal dans ce premier album produit par Colin Richardson (rien que ça...) : que ce soit dans le lourdissime "Davidian" avec son mur de guitares, dans l'implacable "None but my own" avec ses riffs surpuissants, dans l'inquiétant "Death church" ave son intro sombre, le revendicatif "real lies, real eyes, realize" avec ses samples de journaux TV et de radio, le percussif "Block" avec sa rythmique ou l'agressif "Old", le groupe délivre une musique très technique et très agressive. De l'agressivité, Robb Flynn en a à revendre dans sa façon de chanter et dans ses paroles : "Certains disent que mes paroles sont dérangeantes et bizarres. Je ne pense pas que ce soit ainsi. J'essaye, justement de créer quelque chose de positif à partir de l'évocation de quelque chose de négatif." Les guitares forment un fond sonore immense se calant sur les nombreuses parties rythmiques bien musclées assurées par Adam Duce à la basse et Chris Kontos à la batterie. Burn my eyes met en évidence une richesse musicale qui puise dans tous les genres, une facilité dans la composition de la musique et un niveau technique tout à fait respectable. Le résultat est là : Burn my eyes est un excellent album qui botte les fesses bien comme il faut et place le groupe au plus haut dès ses débuts.