left to wither C'est dans le vivier lillois que Left to Wither trouve ses racines (puisque composé par des ex-membres de the March, Ira Caine, SunStare...), ils enregistrent ce premier opus entre 2016 et 2017 et le sortent début 2018 avec un énigmatique "was" dans leur bio comme si la vie du groupe s'écrivait déjà au passé. Un enregistrement pas tout à fait propre ce qui en fait un des rares points sur lesquels ils peuvent progresser (s'il y a une suite !) et c'est bien dommage car ce genre de post hardcore est d'autant plus puissant qu'il est précis, quand les zones d'ombres sont mises en lumière par les passages clairs et inversement. L'autre petit bémol, c'est le côté "pleurnichard" du chant, s'il colle bien à l'ambiance générale, davantage de variations seraient les bienvenues car on tourne un peu en rond alors que les instrus cherchent à faire vivre les compositions avec des pleins et des déliés, des saturés et des vides, des courses et des pauses... C'est pour ça que je préfère un "Childhood" à un "Your mistrust" et c'est aussi pour cette capacité à être meilleur, que Left to Wither est excitant parce qu'il n'est pas certain que les AmenRa ou autres Year of No Light aient sorti un aussi bon premier jet.