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La Belgique est un petit pays, la région francophone est encore plus petite et dire que tous les zicos se connaissent c'est peut-être exagéré mais on n'est pas loin de la vérité... Quand un nouveau projet voir le jour, l'information circule vite et il ne faut pas longtemps aux deux géniteurs de Lamiràl pour trouver des potes pour enregistrer en studio et les convaincre de former un vrai groupe. Les deux "papas" comme leurs comparses ont une longue liste d'états de service et je m'excuse par avance d'oublier de citer tel ou tel combo dans lequel ils auraient joué. Allons-y : Gil (batteur) est membre de Thot (même s'il est régulièrement remplacé pour les concerts) comme de Helium Horse Fly et qui avait déjà monté un supergroupe du temps de Jesusproject, J-P (guitariste) est chanteur du groupe Volver et guitariste chez El Comer Ocho, il est aussi tatoueur (Grizzly Inc à Liège) et a remporté le mondial du tatouage de Paris (rien que ça). Il leur fallait un bassiste pour le studio et c'est Tino (Channel Zero, La Muerte) qui se fait embarquer dans l'aventure, JP devait assurer le chant mais pense que Vincent (Lethvm, Old Wvrms) fera mieux alors, c'est réglé, l'équipe est au complet, direction le Noise Factory Studio où Gérald Jans (qui avait bossé avec Channel Zero mais également avec Set The Tone, Do Or Die ou Klaws) enregistre ce premier EP qui attise l'excitation du label I for Us (Nine Eleven, Corbillard...) et délivre This EP has no name and it's alright quelques mois à peine après la fondation du groupe.

Lamiràl / Chronique EP > This EP has no name and it's alright

lamiral - this ep has no name and it's allright This EP has no name and it's alright commence comme il pourrait se terminer, dans la douleur et le chaos, mais c'est bel et bien une introduction et le premier contact avec Lamiràl est pour le moins brutal. On espère alors juste que le supergroupe ne cherche pas juste à faire mumuse dans la veine de The Dillinger Escape Plan. Le "Wolves" qui suit nous rassure, la base est plus rock'n'roll même si le rythme reste plus que soutenu, le chant de l'invité colle parfaitement aux déflagrations sonores, les mots en français se fondent dans la dynamique et explosent dans nos oreilles, il faut préciser que l'invité en question est l'ex-chanteur d'AqME Thomas qui avait pris ses distances avec le métal pour s'adonner au tatouage, un milieu dans lequel il s'est fait un nom : "L'Amiral" (serait-ce une simple coïncidence ?). "Words I say" calme un peu le jeu, le riffing tourbillonnant et le chant écorché font toujours bon ménage mais les Belges ne laissent pas trainer les choses et concluent rapidement leurs morceaux (5/6 sont expédiés en près de 3 minutes), on passe donc rapidement d'un plan à un autre, d'une piste à la suivante. "A sinister look" joue avec le tempo et la clarté d'une guitare pour se faire remarquer et c'est déjà fini, ou presque, il reste le morceau qui donne son nom à l'EP (ou presque) "This song has no name and it's alright" où Lamiràl condense tout ce qu'il sait faire, ajoute des hurlements, un long break et laisse agoniser sa petite apocalypse tranquillement, comme si c'était seulement le début de l'EP...