La Bestia : Jimi (Abordage - 2000) La Bestia : Jimi (Abordage - 2000) 21h15, l'air est encore froid, sec et respirable, autant de monde à l'intérieur qu'à l'extérieur de la salle. La tension monte aux premiers coups de grosse caisse, on vérifie deux trois réglages, on paufine l'accordage. Quelques paroles échangés avec le public d'Evreux, puis sans prétention La Bestia commence son set. La salle se remplit soudain plus rapidement, l'énergie du groupe produisant son effet. Première chanson, première baffe, un coup de claque métal. Cette première chanson, une putain de chanson comme pourrait le dire Jimi. Une énergie incroyable, mais surtout un charme indélicat, ce petit brin de mystère qui font d'une chanson une bombe, ou juste une bonne chanson. La salle n'est pas très vaste, le pogo se répand comme une trainée de poudre, attisé par un groove monstrueux, mouvant, chaud et dense. La Bestia fait bouger son public, sa salle d'abord réticente, toute dévoué à Shovel ou à Out, se laisse séduire et envouter par ces 4 énergumènes. La tâche n'est guère facile, comment déchirer une salle qui attend deux monstres de la scène métal européenne ? Le résultat de l'alchimie Made In La Bestia, ne se fait pas attendre, déjà un slam s'improvise, suivit par de nombreux autres. La Bestia se concentre sur ce travail de chauffe, de sappe, de bûcheron, d'un groupe qui met corps et âme dans sa musique. Arpentant la scène, bougeant dans tous les sens, sautant sans arrêt. Impossible les photographier... Ils bougent trop ! C'est La Bestia sur les terres d'un renouveau du métal, amorcer par un courant outre-atlantique, dans lesquelles ils labourent à tous va, en semant le métal français comme d'autres rammassent des dollars. Ils foutent le feu, de peur de se geler les doigts. A peine une demi-heure de bonheur, que déjà la moissoneuse doit entamer sa dernière chanson, une ultime chanson avec comme choeurs et comme soutien, la salle entière. Bouge ! un truc excellent pour finir en beauté. -Tu voudrais tant t'en sortir, pourtant l'état te prend pour un pauvre idiot, Gueule !- Ouff, c'était un concert de La Bestia positionée entre deux rangées de sunlights, sous une latitude néo-métal.