Kruger : Cattle truck "Speedometer" fait monter le compteur de vitesse, avec une rage folle, des guitares au son caverneux, des poussières de charbon dans l'air, des cris qui font écho aux accords de guitares, -I don't know no fear-, les guitares surfent dans des profondeurs malsaines, une rage que l'on peut retrouver dans Down for life, avec une touche suisse (l'air dela montagne...), un chant qui devient envoutant, la saturation décolle, met le pied au plancher, une basse qui trémousse, plante sa mélodie avec un coup de coude dans les côtes, le slide est dantesque et propulse l'engin avec violence et malgré tout avec circonspection, 8 minutes de son, on rejoint là Tool ou Unearthed de façon plus noisy, plus hardcore, plus structuré aussi.
Guitare éthérés et saturées, coups de semonces, un chant solide et dense, Kruger met toute son énergie dans Cattle Truck, "Captain america" déboule avec verve et un décor carré qui taille ce qui dépasse sur son passage, Kruger plante son installation sonore non loin de Cult of Luna, Isis ou Mastodon.
Vibrements de guitares, démembrements sonores, des guitares qui surgissent de l'ombre, un chant hardcore, Kruger va de "Las Vegas is a piece of shit" à "Yalta (the night Joseph Staline stole my hear)" à la hache, guitares suitantes, reprennant son souffle de manière magistrale, tout en douceur comme les intros de "I hate this band" ou la reprise de Depeche Mode "I feel you" qui dégage une sensation rock'n'roll de première instance, une lenteur majestueuse qui se déroule sous une influence neurotoxique, très bon, à l'image de "Drive run" et de son ambiance atmosphérico-hardcore toute en finesse.