Klone (novembre 2019, Dunkerque) Klone (novembre 2019, Dunkerque) Klonosphere, Pelagic, Verycords, Kscope, pourquoi autant de changements de label ?
Eh bien tout simplement parce que les contrats ont un début et une fin, et que quand on a l'opportunité de travailler avec un label qui dépense plus d'argent sur notre projet, eh bien nous signons avec. Là pour le grand voyage, le label Kscope était très motivé pour travailler avec nous. Après tout cela ne change rien à la musique et je pense que ça n'intéresse pas plus les gens que ça aujourd'hui !

Kscope, c'est le label de Steven Wilson, ça fait quoi de rejoindre son écurie ?
Oui cela fait plaisir d'être signé sur une maison de disques qui a, à son catalogue, beaucoup de groupes qu'on apprécie mais aussi avec lesquels nous nous sommes construits musicalement. Nous étions vraiment contents quand nous avons appris la nouvelle ! Concrètement, ça nous permet de toucher un public qui nous correspond mieux, c'est à dire celui de la scène Rock progressive.

Guillaume, tu es fan de son univers depuis longtemps, tu sais s'il vous a écouté ?
En effet, j'ai découvert le groupe en 1999, avec le live Coma divine et les disques qui précèdent ce live. Je n'en suis pas certain non, même si on a essayé plusieurs fois et qu'il a aussi dû entendre parler de nous. Pour l'instant non, on n'a pas eu de retour de sa part sur le disque.

Il joue en septembre 2020 au Zénith de Paris, vous ouvrirez la soirée ?
Eh oui, en effet, on aurait bien aimé, mais a priori ce n'est pas possible. Pas dit qu'il y ait une première partie, et il cherche vraiment à se détacher du milieu Rock Prog. Je n'en sais pas plus à ce sujet !

Vous avez des attentes particulières avec cette signature ?
Oui, pour l'étranger, c'est une chose importante d'exporter le groupe partout où c'est possible. Il y a aussi pas mal de gens qui découvrent Klone avec ce nouvel album, dont certaines personnes du milieu pro. Donc il y a de nouvelles connexions qui se font un peu partout. Aujourd'hui nous avons un manager, Rob Palmen, et tourneur pour le monde et c'est déjà une très bonne chose. Nous sommes aussi super contents du travail fait par Syncope Prod et Sullivane, notre tourneur français. C'est chouette de bosser avec des gens motivés !

Comment s'est faite cette signature ? L'album était déjà enregistré ?
Euh ... très simplement en démarchant par e-mail ! Oui l'album était déjà enregistré, et le temps de négociations a été long... au moins 6 mois car nous étions liés contractuellement aussi au label allemand Pelagic. Il a fallu trouver un moyen que tout le monde s'y retrouve, on n'a rien lâché et on a fini par s'entendre.

Klone (novembre 2019, Dunkerque) Klone (novembre 2019, Dunkerque) Vous avez de nouveau travaillé avec Francis Caste, c'est plus simple d'enregistrer avec quelqu'un avec lequel on a déjà travaillé ?
C'est un vrai plaisir de travailler avec Françis, et on avait envie de pousser un peu plus loin que le travail entrepris sur l'album Here comes the sun. Nous avons été au bout de ce qu'on avait en tête. Et Francis aime bien expérimenter un peu. Il n'y avait pas trop de règles, à part se faire plaisir et avoir un très beau gros son. Chose qu'il sait faire super bien !

Les compositions sont co-signées par Yann et toi, les parties rythmiques sont préparées avec des machines ?
Oui sur la période où je maquette, je programme des batteries, en mode minimum et après sur l'album par exemple, Morgan a proposé un travail riche et fourni sur mes bases qu'il a arrangées. Il a eu un super feeling et il était libre aussi de se faire plaisir tout en respectant les compositions.

L'album est encore un peu moins métal, un peu plus prog, le fait de composer uniquement à deux facilite cette évolution ?
Je ne sais pas, on ne se pose pas trop la question car ça fait déjà pas mal d'années qu'on fonctionne de cette façon et ça fonctionne très bien. C'est surtout une histoire de confiance sur les choix qui sont faits, puis aussi de bien sentir les choses naturellement. On n'a pas le temps de s'éparpiller, on sait où on doit aller !

"Le grand voyage", pourquoi un titre en français alors que les textes sont en anglais ?
C'est vrai, on aurait pu faire les textes en français avec un titre en anglais ! C'est juste que le titre sonne très bien comme ça, et c'est aussi une façon d'assumer le fait que nous sommes bien Français ! Je dis ça car c'est arrivé pas mal de fois qu'on pense que nous étions Anglais ou Américains... et non ... on habite bien à Poitiers !

Plusieurs références existent, plusieurs interprétations peuvent être faites, laquelle préférez-vous ?
le grand voyage est une sorte d'exploration de son intérieur profond, c'est assez introspectif. Mais il y a aussi tout un côté cosmique et on peut aussi y voir une sorte de voyage astral. Tout ce qui est en rapport avec un au-delà, les choses qui nous dépassent et les choses qui nous questionnent tous sur notre existence et le pourquoi nous sommes ici. C'est une sorte de chamboulement qui peut amener à certaines prises de conscience.

Klone (novembre 2019, Dunkerque) Klone (novembre 2019, Dunkerque) J'ai inventé le mot "Ascensationnel" pour décrire l'opus, vous validez ?
Oui, très joli mot, je valide !

L'intro de "Breach" sonne comme un hommage à Pink Floyd, ça me fait penser à "Speak to me" notamment, c'est volontaire ou c'est un hasard d'écriture ?
Alors je suis d'accord, oui sur le fait qu'il y a un coté Pink Floyd sur ce titre très vaporeux. Après j'ai réecouté l'intro dont tu parles et je vois ce que tu veux dire, pour le coté du son qui part de loin et qui se rapproche ! Eh bien non ce n'était pas volontaire sur le moment où ça a été fait !

Lors du concert de Dunkerque, vous sembliez touchés par l'accueil du public, ça ne se passe pas toujours aussi bien ?
L'accueil depuis le début de la tournée est assez fou partout où nous sommes passés. On sent vraiment qu'on a franchi un cap et que nous étions attendus sur un retour en électrique. Après j'ai le souvenir qu'on n'avait pas eu un super accueil en 2015 par ici sur les premières dates de la tournée Here comes the sun. Mais on n'avait pas trop rodé encore les nouveaux titres en live, je pense que ça devait venir de nous !

Un public qui réagit davantage sur les titres plus métal en live, garder des titres puissants pour le public est dans le cahier des charges quand vous composez ?
Euh... je ne pense pas. Déjà les gens qui viennent nous voir savent à quoi s'attendre et nos titres les plus populaires sont souvent des chansons assez soft comme par exemple "Nebulous" ! On a aussi un peu plus de disto en live que sur album, y compris pour les nouveaux morceaux et globalement ça rend plus massif quand on les interprète en concert. Après ça nous fait toujours plaisir de jouer des titres plus anciens, il faut savoir que notre titre le plus bourrin du set, c'est une reprise de Bjork !

L'artwork est très beau, qui en est responsable ?
C'est un italien Francesco Dell'Orto qu'on a repéré sur Instagram. On a tout de suite su que c'était la pochette de notre album quand on est tombé dessus.

Klone (novembre 2019, Dunkerque) Klone (novembre 2019, Dunkerque) En concert, il s'anime, c'est un travail de fou, non ?
Pas vraiment, ce travail a été fait pour un titre audio à la base et c'est un mec de K-Scope qui a animé le visuel. Nous sommes contents du résultat !

Quelques titres ont donc le droit à des images animées ou des vidéos, pourquoi pas tous ?
Car on n'aime pas l'idée que les gens scotchent trop sur un écran pendant un concert. C'est la première fois qu'on fait ça, donc on teste des choses et nous affinons tout ça petit à petit !

Il n'y a que quelques extraits du court-métrage de "Yonder", pourquoi pas d'autres ?
Car pour le voir au complet il faut aller sur Youtube !

Jouer un titre en acoustique à la fin du concert, ça fait débat ou c'est une évidence ?
Cela permet à tout le monde de respirer un peu, c'est un moment de détente. Puis nous avons sorti un album Unplugged donc c'est une évidence !

Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour 2020 ?
De brûler la route un maximum et c'est très bien parti pour !!!