klang!!! Aprés quelques secondes d'intro (une montée de quelques secondes) Klang!!! nous explose à la tronche et "calme" tout de suite le jeu, bref, après 30 secondes de "Siamese", on a compris que le groupe avait un son énorme (il faut dire qu'avec derrière les manettes du LBLAB on retrouve en plus du duo Stéphane Buriez / François Jamin, Gre (Aeons) et Glo, maîtrisait parfaitement le son lourd satiné d'un chant caverneux ainsi que les ambiances "calmes" (!) avec une voix plus posée et une musique angoissante. Rien que ça... Et le tout dans un registre peu conventionnel, empruntant à un certain HardCore (dEFDUMp ? Defdaf ?), un poil au néo (pour les parties mélodiques de "Sagawa's son" par exemple) et au power métal qui défouraille (Dagoba n'a qu'à bien se tenir !). Klang!!! ne fait pas dans la dentelle tout en soignant les finitions, les détails, les transitions (chaque outro, chaque intro est pensée). Côté riffs, ça balance pas mal, mais ce sont les rythmes et le chant qui impressionnent encore plus, "Inhibition" est une véritable demonstration, même si l'accent anglais n'est pas terrible, les modulations au chant et les variations de rythme donnent au titre toute sa saveur. Si on ne dira pas grand chose des 20 secondes de déchaînement que sont "Happiness in violence", je m'attarderais encore un peu sur "Slow-side", pièce centrale de ce maxi où le groupe sur un schéma assez simple (calme relatif-montée-fausse explosion-break-matraquage...) pose son style et navigue dans les différentes ambiances qu'il créée très facilement, autant à l'aise sur les parties chantées que sur celles beuglées.
Avec The very pissed off..., Klang!!! a toutes les cartes en main et possède tous les atouts dans son jeu pour exploser au plus haut niveau et progresser rapidement à l'échelon national après avoir pris le temps de bien faire les choses dans sa région.
Quand on connaît en plus l'implication de certains zicos dans la vie associative "rock", on ne peut citer Klang!!! que comme un exemple à suivre.