Karma Zero - Architecture of a Lie En réponse à tous les machins metalcore, deathcore et autres petites manifestations sonores bien viriles qui font mosher ton petit corps tout fragile depuis l'autre-côté de l'Atlantique, les frenchies de Karma Zero déboulent avec un premier album chargé en testostérone et un sept coups qui flingue à tout va. Architecture of a lie même que ça s'appelle avec une certaine poésie, sauf que rayon délicatesse, tout est dans le titre parce que le reste, ça envoie du grabuge dans les amplis. Une première volée de titres avec l'inaugural, éponyme et burné "Architecture of a lie", le bestial "Next time" et sa puissance de frappe atomisant sauvagement des mélodies pourtant pas dégueu, ou "Snake" qui vient carboniser les clichés néo-metal à coups d'hyper-blast frénétiques, KZ0 y va gaiement et ne fait pas semblant.
Résultat, ça growl un peu, ça gueule beaucoup (ça chante aussi parfois...) et surtout ça promet un bon ratatinage des membranes auditives sensibles en live. Et si ça ne révolutionne rien, se contentant parfois un peu trop de recycler des recettes déjà passablement éculées venues de la Grand Amérique, les Nantais ont l'intelligence et le bon goût d'incorporer quelques éléments électroniques, discrets et pas racoleurs, histoire de rendre l'ensemble un peu plus accrocheur. Et ça fonctionne plutôt pas mal quand, entre deux séances de mitraillage lourd des amplis ("Hidden law", "Mirage"), Karma Zero se la donne hardcore punk pour coreux énervés malgré quelques tentatives mélodiques pas toujours très heureuses ("No answers", "Mirage") ,et achève l'album en déracinant absolument tout ce qu'il rencontre sur son passage. En témoigne ce "Ghosts" terminal qui démontre de manière définitive que le groupe n'est jamais meilleur que lorsqu'il a envie de brutalement marteau-pilonner les enceintes.