Hungry Like Rakovitz - HolymosH Démarrage plutôt rigolo que cet "Heart grinder", avec une piste au volume bizarrement bas qui finit par exploser au moment ou l'envie de pousser le volume des enceintes se fait ressentir : riff terrassant, voix vocifèrente, fulgurance hardcore et format court, lenteur hypnotique, propos positivement sale et chaotique. Il serait étonnant que ces types là n'aient pas baigné dans le bouillon Converge / Brutal Truth pour en ressortir une mixture bâtarde et bavarde, dans le sens positif du terme, pour 13 titres dont la seule ambition est de te maraver les oreilles comme il se doit. Le groupe ne s'éloignera que très peu de la ligne directrice de son premier titre et ne laissera pas de repit pour tes petits neurones en mal de sensations fortes. Grâce au format très court des morceaux et de la galette, on a pas le temps de s'ennuyer et encore moins de regarder le compteur qui défile : "Faceless fear" déchire, "Pantera rei" lamine, "Paint me a smile" te donne encore quelques coups de lattes histoire de ne pas oublier qui sont les maîtres de la maison Hungry Like Rakovitz. Tu décides quand tu appuies sur play, ils décident quand tu dois en sortir. Et ça ne se fera qu'au terme d'un "Rotten but not dead yet" en plusieurs étapes : un torpillage auditif en règle puis une phase ambiante accompagnée de grésillements et de bruits blancs. Générique de fin, c'est bon, tu peux te casser et retourner à tes occupations quotidiennes. Plutôt dévastateur et réjouissant cette HolymosH qui sort des sentiers battus sans trop s'en écarter. Encore une bonne pioche pour le label Swarm of Nails Records.

Note de Cactus : oui, la pochette est moche...