metal Métal > Grand Massive

Grand Massive / Chronique LP > 4

Grand Massive - 4 Si III avait laissé une belle impression, sa suite logique, 4 ne change en rien mon avis sur Grand Massive. Le jeu est toujours aussi gras et agréable à l'oreille, c'est rythmé et groovy, c'est aussi rock que métal et surtout, c'est terriblement vivant. On sent que derrière les compos, il y a des mecs qui se donnent, qui suent leurs bières à bosser leurs instrus et servent la cause musicale. Pas de chichi, pas de trucs planplan, et si les Germains ont des envies de révolution, ça passera par du gros son ("Revolution waltz"). Les amateurs de mélodies qui ont du punch, de headbanging et d'une zik qui ne demande pas une écoute attentive pour en profiter peuvent donc se procurer cette quatrième aventure de Grand Massive qui lorgne un peu plus que les précédentes sur ses aînés américains (Pantera, Down...) du fait d'une production signée Andy Classen (guitariste de Holy Moses dans les années 80).

Grand Massive / Chronique LP > III

Grand Massive - III Officiant dans un stoner option essence hard rock, Grand Massive ne révolutionne rien et peut même paraître un peu léger sur l'accent anglais (il faut être irréprochable quand le timbre est proche de MetallicA), pourtant le groupe me laisse plutôt une bonne impression. Ultra punchy, le combo sait y faire pour mettre du rythme et accrocher l'auditeur. Il roule sa bosse depuis un bail (2008 pour cette formation mais certains jouaient dans d'autres groupes avant), a déjà quelques sorties à son actif (tu te doutais que III n'était pas leur premier album) et quelques grosses dates (comme le Wacken même si pour des Allemands, c'est plus facile, enfin presqu'Allemands car leur chanteur est suédois). Grand Massive maîtrise le son lourd, les mélodies rocailleuses tout comme les rythmes, preuve en est avec le titre central ("Horseman"), une petite balade inquiétante dans un lieu coupé de l'électricité. Un peu de calme bienvenu car le reste du temps, l'énergie ne manque pas, ça trace tout droit avec quelques embardées (hop, une harmonique artificielle) et accélérations (bing, un riff béton) sans avoir trop l'impression de tourner en rond (alors que les quelques secondes d'outro et d'intro, quasi identiques, permettent une lecture infinie).