Gorod - The Orb Lorsque l'on parle de sommité dans la planète death metal française, Gorod revient avec insistance. Et ce nouvel album, nommé The orb, ne nous pousse pas au mensonge encore une fois. Quelle classe ! À la hauteur de son artwork dont les lettres du nom du groupe et le visuel qui l'accompagne sont dotés d'un vernis doré brillant. Un œil bleu-vert qui nous regarde et qui symbolise souvent le miroir de l'âme mais qui semble signifier ici l'orbite, le cercle ou le mouvement. Il est vrai que The orb représente un perpétuel mouvement.

Les Bordelais ont pris soin sur leur nouvel album de ne pas rester sur leurs acquis et de pousser leur esthétique death vers des sphères plus mélodiques tout en gardant cette richesse et cette technicité époustouflante. Ils représentent le death moderne en France en épousant des formes "prog" ("Savitri" en est un des plus bel exemple) et donc forcément mélodieuses, mais également des moments plus relâchés ("The orb") qui permettent à l'album de s'équilibrer. Par moment, ces aspects peuvent rappeler certains plans de Gojira, mais la comparaison s'arrêtera là. Dans tout ce magma de riffs complexes, de tartinage à base de tapping et de soli démoniaques, de matraquage de fûts, se trouve une reprise absolument surprenante et magique de "Strange days" des Doors qui vient terminer ce The orb. Si on aime le death metal chez W-Fenec, c'est aussi parce que Gorod existe.