Glassjaw en concert au Hard-Rock café Glassjaw en concert au Hard-Rock café Vous avez sorti votre premier album chez RoadRunner produit par un grand nom : Ross Robinson. Comment gérez-vous le fait d'être considéré comme un des groupes de l'année ? Ressens-tu une quelconque pression ?

Je ne pense pas que nous soyons le groupe de l'année. Il y a beaucoup de groupes meilleurs que le notre. Mais merci beaucoup pour le compliment ! Je n'ai pas de pression du tout. Nous continuons à faire ce que nous avons toujours fait. Nous avons été signé alors que nous ne recherchions même pas à l'être. Et si tout s'arrête demain : peu importe, nous pouvons revenir dans notre petite vie habituelle.

Everything you ever wanted to know about silence a été produit par Ross Robinson. Qu'a-t'il de si particulier ?

Avant qu'il nous contacte je ne savais même pas qui il était car je n'écoute pas Limp Bizkit ou KoRn. Ce qui le différencie des autres n'est pas le son qu'il te fait donner mais les ambiances qu'il te fait dégager. Il est capable de capturer le réel potentiel d'un groupe sur bande. Lorsque tu composes un titre, tu es dans un certain état d'esprit mais 2 ans plus tard, quand tu dois enregistrer cette composition, tu as changé. Ross te fais te sentir comme tu étais deux ans auparavant quand tu l'as écrite...

Glassjaw Glassjaw Vous avez joué en juin dernier à Paris avec les Deftones...

C'était notre tout premier concert chez vous. Le public était très receptif, c'était génial ! Nous avons joué et nous sommes repartis : c'est la seule chose que nous ayons vu de la France. Je ne sais pas combien d'albums nous vendons ici et si quelqu'un nous connaît ! Je sais juste qu'il y a deux sites web français sur Glassjaw...

Comment perçois-tu la comparaison qui est souvent faite entre Glassjaw et les Deftones du fait du registre vocal assez similaire entre Chino et Daryl ?

Je trouve que c'est un compliment. Chino et les Deftones sont supers ! Ils viennent de la côte ouest et nous de l'est (New York) mais nous avons grandi en écoutant les mêmes choses. Notre groupe préféré est les Bad Brains, tout comme Chino.

Vous tournez en ce moment avec Soulfly. Comment cela se passe t'il ?

C'est super, mais... en Allemagne... ils ne nous aiment pas... En Espagne c'était super, en Italie également, le public était survolté. La France je ne sais pas encore mais je suis assez confiant. Soulfly sont cool avec nous, mais la vie en tournée n'est toujours optimale avec les décalages horaires etc... J'ai toujours été fan de Max. Si on m'avait dit il y a quelques années lorsque je jouais de la guitare chez moi que je tournerais avec Max Cavalera je ne t'aurais pas cru ! (Rires)

Avez-vous pensé à l'évolution future de votre musique ?

Nous ne nous sommes jamais vraiment posé de questions. Nous ne disons pas "soyons metal ou plutôt rock etc..." Si tu me demandais comment sonne Glassjaw, je ne saurais pas quoi te répondre... Nous jouons ce que nous ressentons. Il n'y a aucune pression, on s'en fout... Le prochain album ressemblera peut-être à du punk, je n'en ai aucune idée. Nous n'avons pas vraiment écrit grand chose encore. Depuis que l'album est sorti, nous sommes continuellement en tournée donc... Nous n'avons pas le temps de se réunir et de penser à ce dont va être fait notre avenir et je n'en ai pas grand chose à faire...

Que faisais-tu avant de rejoindre Glassjaw ?
Glassjaw en interview
Rien ! Je suis dans ce groupe depuis que j'ai 14 ans. Nous sommes ensemble depuis 1993. Nous sommes passés au cours de toutes années du statut de groupe local à national à mondial à groupe en cover de Kerrang! (Rires) Nous avons sorti beaucoup de démos, un EP... Nous avons toujours joué de la musique, mais je me souviens avoir travaillé dans un bowling quand j'étais encore à l'école...