Sorti en 2011 outre-Atlantique, Howl and filth, le troisième album de Generation of Vipers (qui comprend des membres d'A Storm of Light, OCOAI et US Christmas au sein de son line-up) aura donc mis tout ce temps pour parvenir jusque sur le vieux continent, par le biais du toujours très intelligent Golden Antenna Records (Earthlimb, Kerretta, Maserati, Planks..) qui a encore une fois flairé un bon coup. Mais comme le dit l'adage, plus c'est long hein... Et pour le coup, on ne va pas se mentir, difficile de réfuter l'évidence : cet album-là est une claque monstrueuse : lourde, grasse, implacable.
Qui dès les premiers instants fait pleuvoir les décibels. Un bombardement sludge/noise/doom s'abat sur les enceintes sans trop appuyer ses effets, égrenant son "texte" pour lentement, inexorablement faire grimper la tension. Les débuts sont languissants, le groupe prend tout son temps, laisse ses riffs œuvrer et martèle son propos en jouant d'une répétitivité rythmique quasi mécanique. Pour laisser les éléments se déchaîner enfin et son aboyeur en chef entrer en scène appuyant de fait une mécanique instrumentale de haute précision. Et là première surprise : le "chant" n'est que la composante d'un ensemble plus global, ce qui induit qu'il soit largement mis en retrait, selon que le groupe décide de faire infuser ses motifs harmoniques pour ensuite s'embarquer dans des poussées de fièvre tellurique.
Une fois les quasi huit premières minutes inaugurales écoulées, voici qu'on embarque pour quelques six minutes trente et des poussières d'un petit road-trip plutôt escarpé à flanc de montagne. Puissant et salvateur, Generation of Vipers muscle encore son jeu pour faire office de mastodonte sludge-metal/post-hardcore aussi musculeux qu'intensément volubile ("Silent shroud"). On pense alors à leurs voisins de label que sont Planks mais aussi évidemment un peu à Neurosis, ne serait-ce qu'en termes de densité sonore. Mais pas que. Car d'un point de vue sensoriel, le menu proposé a quelque chose d'assez détonnant; surtout que le groupe ne s'arrête pas en si bon chemin. Une petite respiration plus tard avec le magnétique "All of this is mine", puis revoici les Américains repartant au turbin avec le bulldozer "Eternal". Une véritable machine à compresser les vertèbres et distribuer les parpaings sonores avec une précision métronomique.
Qu'ils ralentissent un peu le rythme (l'imposant "Slow burn") ou au contraire poussent le concept de leur entreprise à son paroxysme créatif, les membres de Generation of Vipers livrent une œuvre aussi compacte que passionnelle et abrasive ("The misery coil"). Un disque de sludge/doom majuscule qui fait bien mâl(e) par où ça passe.
Métal >
Generation of Vipers : Chronique LP
Howl and filth
Generation of Vipers
LP : Howl and filth
Label : Golden Antenna Records
Date de sortie : 13/09/2013
LP : Howl and filth
Label : Golden Antenna Records
Golden Antenna Records (764 hits)![[de] [de]](/img/flags/de.png)

Date de sortie : 13/09/2013
Ritual
Silent Shroud
All Of This Is Mine
Eternal
Slow Burn
The Misery Coil
Silent Shroud
All Of This Is Mine
Eternal
Slow Burn
The Misery Coil
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