Furykane - Fake Après deux EP particulièrement remarqués (le premier s'était notamment vendu à plusieurs milliers d'exemplaires), les cinq parisiens de Furykane passent le cap du premier album avec Fake, autoproduit et distribué par MVS Records. Détenteur d'une singularité vocale, d'un groove metalcore addictif et de références hautement intéressantes (KoRn, Emmure, In this Moment...), Fake est un disque sur lequel on ne saurait que trop vous conseiller de vous arrêter.
Pour la comparaison, Jen FK est une chanteuse de talent dont la voix rappelle celle de Maria Brink d'In this Moment (un groupe de metalcore californien qui envoie du lourd avec grâce et finesse).Tantôt en chant clair ou en saturé, le chant accompagne merveilleusement bien les instruments lourds, groovy et violents. KoRn, Black Bomb A, Danforth, Eths, l'influence de ces groupes metal ou hardcore résonne sur certains passages pour mieux disparaître face à l'évidence : Furykane a trouvé comment combiner à sa sauce rage céleste et lourdes parties instrumentales, marquant ainsi son indépendance face aux line-up habituels du metal HxC. Punchy, screamo, Jen FK passe aussi par des passages plus charmeurs et clairs ("Soft", "Absolute disgrace", Give me some action, give me some passion) avec des sonorités hardcore et néanmoins langoureuses ("Fake" - Touch me, reach me, touch me). Le metal symphonique céleste et aérien vient également s'immiscer dans le cocktail entrecoupé de cris de félins et de passages screamo délectables et bien placés ("Stfu"). Pas de growl tel qu'on le connait, rien que de l'agressivité primale, un chant féroce et féminin. Du beau metalcore qui fait pogoter, du hardcore charmeur et abrasif, merci aux Furykane.