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Forest in Blood / Chronique LP > Haut et court

Forest In Blood - Haut et court Capitalisant sur son excellent Pirates, Forest In Blood est rapidement repassé en studio pour ce Haut et court qui, comme le combo, ne perd pas de temps, expédie ses 10 titres en 28 minutes (ok, trois d'entre eux sont des bases de lancement ou des relais instrumentaux et ça fait baisser la moyenne). En même temps, tu t'attendais à quoi ? Les gars aiment le HardCore brutal, sans s'interdire d'y apporter de la nuance, et auraient même aimé te foutre ça dans la tronche plus tôt mais le bordel ambiant a fait que la sortie a été repoussée à fin octobre. Bon, c'est pas dit que la situation soit meilleure mais au moins on peut se nettoyer les oreilles et faire des moulinets devant ses enceintes. Et cet opus n'est pas un simple exutoire où on aurait mis toute l'énergie accumulée pendant ces temps où on ne peut pas faire grand-chose, non, les boucaniers nous brutalisent les esgourdes avec finesse, n'hésitant jamais à varier les rythmes (festival sur "Never surrender" !), à casser le tempo ou à différencier les sonorités, quand bien même le morceau ne s'étale pas sur beaucoup plus de 200 secondes, on a le droit à une multitude de bonnes idées qui rendent l'ensemble encore plus puissant ("Black skull", "Liquor of tears", "Reign in rum"...). La présence d'un peu de français ("Haut et court" qui donne son nom et son artwork à l'album) ajoute à cette diversité et fait de Forest In Blood un des combos les plus riches (et du coup agréables selon moi qui n'aime pas trop les tiroirs fermés) au rayon Hardcore.

Forest in Blood / Chronique LP > Pirates

forest in blood - pirates Alors que le groupe était mis de côté depuis 2005 (à part la reformation de 2010-2011), Forest In Blood revient fêter ses 20 ans avec son esprit originel, celui d'un brutal hardcore avec des fioritures et un nouveau bassiste en la personne de Pierre (ex-The Arrs). Ce Pirates ne devait être qu'un EP mais en y ajoutant des titres instrumentaux qui pour certains sont plus que des interludes (le "Seul au large" introductif ou "1518") et un titre acoustique qui tranche ("James" qui sent bon la fiesta au Saint rhum après un raid sur un galion espagnol) on arrive à 11 pistes et l'allure d'un vrai LP. Parmi les six compos "classiques", on en a 4 qui bourrinent pas mal (lignée Hatebreed, Sick Of It All) et 2 où le tempo ralentit pour prendre le temps de poser de jolies notes de gratte en délié comme en plein ("The code") ou pour bien viser avant de mettre une grosse claque ("Path of the Dead" taillé pour faire plaisir au public qui voudrait gueuler avec le groupe). Très riche instrumentalement, Pirates a de quoi enchanter les amateurs d'un HardCore pas enfermé dans certains codes et même des gens comme moi qui sont plutôt difficiles dans ce genre. Je trouve juste dommage que le chant d'Elie n'aille pas chercher davantage ailleurs que les sempiternelles lignes HxC, quand il met plus de variation comme sur "My dues", on y gagne clairement.