Originaire de la région Normande, comme Doggystyle, Explicit Silence se forme en 1998 pour enchainer des concerts avec ses pairs : Inside Conflict, Right for life et Slavery. Un maxi 5 titres sort en autoprod courant 1999, auquel s'ajoute un deuxième maxi en 2001. Un style plus brutal s'affiche dorénavant.
En 2004, le groupe sort Nothing lasts forever qui contient de hautes doses d'adrénaline. Le groupe a évolué vers des contrées plus grind, partageant ainsi la scène avec Gronibard ou Galahad. Au rayon des influences, le groupe cite volontiers Strife, Caliban, Kickback, Hatebreed tout comme les métalleux de Cannibal Corpse, Dying Fetus, Napalm Death.
Explicit Silence
Biographie > Explicit Silence ?
Explicit Silence / Chronique LP > Embers of an undying flame
Le visage d'Explicit Silence a encore changé ! Autour de Bruce et Rudy, on retrouve désormais Aurélien (chant et guitare, passé par Deadblast) et Ben (basse, passé par Home Sight), mais les deux frères en ont connu d'autres et l'ADN du groupe ne change pas : ça reste du HxC aussi brutal que possible. Les dix titres ne font donc pas de prisonnier et à part quelques ralentissements sur des ponts et/ou intros ("Edge", "Lies of ignorance" et ses textes samplés...), ça cogne old school du début à la fin. Dans cette masse de blasts ultra efficaces, outre les deux morceaux pré-cités, je ressors "A life to suffer" et son long break qui fait monter la tension, "Fake" dont j'aime beaucoup la dynamique et le jeu des guitares, et l'ultime "Revenge" qui joue avec le tempo, la stéréo et fracasse ce qui restait encore debout. Sortir ces titres du lot n'est pas évident car l'ensemble de Embers of an undying flame tient carrément la route et c'est un bloc très homogène d'une trentaine de minutes qu'on écoute en faisant des moulinets avec ses bras. Si le groupe ne connaît pas de nouveaux changements, il pourrait faire mosher pas mal de pits et enchaîner de nouvelles compositions qui pourraient davantage faire de places aux excellentes petites idées aperçues çà et là.
Publié dans le Mag #64
Explicit Silence / Chronique LP > False supremacy
Encore un groupe qui fête ses 20 ans et avec lequel on a grandi... ou presque parce qu'on a raté un paquet d'épisodes de la vie d'Explicit Silence depuis 2005... Mais qu'importe le passé, ce qui compte pour eux, c'est le présent et le futur proche et en ce moment, les Caennais défendent leur nouvel album. Un petit condensé de HardCore à l'ancienne avec ce qu'il faut de riffs tranchés, de chant pugnace (sans être trop growlé) et surtout de rythmiques de mammouths. Production bien lourde (et assez fine pour jouer avec tes enceintes), invité de choix (Gary de Pro-Pain mais aussi leur ancien chanteur), artwork soigné, les Normands progressent encore et vont forcément faire du bruit dans la communauté HxC. Au-delà de cette chapelle, ce sera plus difficile : les titres sont assez courts pour ne pas tourner en rond (contrairement au pit ?) et un poil trop (stéréo)typés (voire prévisibles quand on écoute l'éponyme "False supremacy" ou "Scared of the unknown"), c'est certes efficace mais pas forcément suffisant pour convaincre les masses métalleuses d'aujourd'hui pour qui le bourrinage en règle suffit de moins en moins. Si t'aimes le HardCore à la Born From Pain, As We Bleed ou Do Or Die, cet album est pour toi, sinon, commence par leur bandcamp et "MCMG"...
Publié dans le Mag #35
Explicit Silence / Chronique LP > Nothing lasts forever
Si le silence est explicite, Explicit Silence a trouvé les moyens de le faire parler. Méfiez vous donc de la pochette "J'ai mis une fleur pour faire joli", parce le contenu est tous sauf gentillet. Grosses guitares, cris qui ont du corps, batterie qui ne trébuche jamais, mais le buchet qu'Explicit Silence construit à force de gros bras et de sueur brûle avec ferveur.
Terroriste de la guitare, comme du KDS qui traîne dans la fosse, Explicit Silence ouvre le feu avec "Terrorism" et en chaîne avec violence sur "No way out". Hardcore pure souche, sans modifications génétiques, comme le dit si bien la page d'intro du site web "Brutality in your face", clair que ça va effrayer ma petite cousine si je le lui fait écouter.
Là ou H-Tray s'en sort avec des mélodies malignes, Explicit Silence sort des rythmes bétonnés et des ambiances ciselés avec précaution. Même si les influences d'Explicit Silence incluent des références au death, c'est plus vers Caliban ou Hatebreed que la musique est tournée.
"What we care about" délivre un déluge dantesque, des guitares sur-saturées, une avalanche de coups et de rythmiques plombées, "Dzr unity" enchaine quant à lui des riffs détourés au scapel. Amateurs de mosh-pits brulant , Explicit Silence risque de vous plaire.



