every time I die : hot damn ! Les ingrédients qui composent le hard core d'Every Time I Die le rendent trés intéressant, au lieu d'enchainer les plans bateau et les poses, les ricains envoient le bois à deux cent à l'heure et font se succéder des tonnes de plans bien fichus. La rapidité d'éxécution et le côté intense et urgent du chant hurlé-screamé (et parfois plus calme mais c'est alors assez limite, cf "Pornogratherapy") évite de tomber dans l'ennui et la redondance. Mais la vraie raison d'apprécier pleinement ce Hot damn ! c'est son côté rock n roll, les mecs se livrent sans compter, comme s'ils étaient sur scène et sans aucun calcul balancent la sauce, si un titre comme "I been gone a long time" était joué plus doucement, ce serait une perle stoner, passé au filtre hardcore, il gagne en puissance de désintégration sans perdre ses qualités de groove. Et puis Every Time I Die n'est clairement pas un groupe "bourrin", il suffit d'écouter l'excellent "In the event that everything should go terribly wrong" pour s'en persuader, les mecs pensent leur musique, ils ne font pas qu'expulser des sons avec leurs instrus. Comme on a été sage jusque là, le groupe nous offre 3 titres bonus, deux titres live au son roots : "Emergency broadcoast syndrome" et "Floater" (qu'on préférera tout de même en version studio), et sur certains passages on croit entendre Chino Moreno (Deftones) grâce au son proprement pourri et à l'effet sur le chant... Enfin, pour terminer, Every Time I Die nous surprend avec une cover de Guns and Roses : "I used to love her", enregistré au fond d'une cuisine avec des guitares presque sèches, cette reprise casse un peu l'image du groupe véner qu'on pourrait avoir et augmente donc leur coefficient sympathie.