L'Esprit du Clan - Chapitre IV l'enfer c'est le notre Pour le quatrième chapitre de son histoire (enfin le cinquième...), L'Esprit Du Clan détourne une des phrases les plus connues de Sartre, celle prononcée à la fin de Huis clos par Garcin, exit Estelle et Inès (les autres), place à leur propre enfer, il est temps de faire face à ses responsabilités et tant pis si ça fait mal. En l'occurrence, ce serait plutôt tant mieux car ça fait sacrément mal et on sent le Clan assez remonté... Après un Chapitre 3 : corpus delicti marqué par une "Violente mélancolie" qui sert d'ailleurs d'introduction instrumentale de grande classe à cet opus, l'EdC nous reparle de nous au travers de leurs sentiments, des idées universelles (dignité, sincérité, combat contre les clichés, affronter la réalité...) et un constat assez sombre mais quand "Je regarde le monde", il ne faut pas se voiler la face... Et comme ils le font à grands renforts de riffs assassins et de roulements percutants, la pilule passe un peu mieux, mais on en a pris l'habitude, ça ne blast pas à tout va juste pour blaster et le combo prend parfois le temps de poser quelques accords pour laisser plus de place au message ("L'avenir sera"), prouvant encore et encore que "mélodie" peut rimer avec "puissance" et si le fading n'est pas la meilleure façon de terminer un morceau (je préfère largement l'enchaînement "Entre les lignes" / "Nos désirs sont désordres"), ces passages permettent de lacher un peu la bride et de ne pas trop nous étouffer car entre le poids et la vitesse des riffs, la moindre bouchée d'air fait du bien...
Toujours armé d'une grosse prod et d'un mastering de qualité (réalisé cette fois-ci par Tue Madsen : Hatesphere, Ektomorf, Sick Of It All, Born From Pain...), L'Esprit Du Clan est à nouveau dans les bacs et donc sur les routes car eux aussi, c'est pour être sur scène qu'ils jouent ensemble et donc pour nous.