enhancer live enhancer live Paris, un vendredi soir à la sortie du métro Anvers : il est 19h et une longue file de "baggies-au genou-et-casquette-de-travers" se bouscule gentiment aux portes de l'Elysée-Montmartre. La salle affiche complet, au grand bonheur des principaux intéressées : jouer "chez soi" relève toujours du plaisant, un moment unique partagé avec le public, la famille et les amis, et que l'on savoure entre deux dates d'une longue tournée à travers la France. Un concert qu'ils, que je, que nous attendions, tous assez exultés, depuis longtemps : Enhancer se devait donc de nous promettre de jolies choses et de tenir parole...
C'est Wunjo qui a la tâche assez agréable mais néanmoins conséquente d'ouvrir le bal : j'ai encore en mémoire Ventoline, cet album chargé d'électrons libres, de rage et de pugnacité ; et j'étais assez curieuse de voir comment, sur scène, le nouvel album se présentait. Je dois dire que je ne fus pas déçue, cette prestation étant allée au-delà de ce que j'eus espéré ; me faisant apprécier des morceaux qui sur album ne m'avaient pas fait accrocher ; me laissant en définitive pantoise devant ce que j'étais en train d'observer... Tous emplis d'une énergie communicative, Wunjo a donné ce soir un concert que d'aucun se souviendra longtemps ; une très bonne entrée en la matière, donc, vis-à-vis de ce qui nous attendait à présent...
La salle est bondée,le public survolté, prêt à accueillir les principaux acteurs de cette soirée : les lumières s'éteignent à nouveau et une mini-prestation de Bmx nous est proposée comme introduction aux futures hostilités. enhancer live enhancer live Vient ensuite le moment attendu par toute cette salle déchaînée et pleine à craquer : Enhancer entre en scène, se l'accapare, se l'approprie littéralement (et à juste titre), et y restera, extatique, pendant bien plus d'une heure... Ne serais-je pas objective ? En rajouterais-je ? Ce dont je suis intimement sûre, du reste, c'est que l'on a beau les critiquer, les dénigrer et ne pas aimer ce qu'ils font, Enhancer reste malgré tout et à mon sens un des meilleurs groupes français en ce qui relève de l'ordre scénique, et dont beaucoup de formations actuelles devraient humblement prendre exemple au lieu de cracher (jalousement ?) sur eux alors qu'elles ne peuvent pas même prétendre nous offrir un concert qui se vaille...
Plus d'une heure d'intense frénésie, de justesse et de professionnalisme, où s'enchaînent et se mêlent nouveaux et anciens morceaux, pour le plus grand bonheur des aficionados... Et qui s'achève après qu'aient tonné les lourds accords de "J'ai pas sommeil" et que Flavien et Marc (respectivement chanteurs de Wunjo et Pleymo) aient rejoint le combo pour une version live et pimentée du morceau "T.N"...
Le concert touche à sa fin, déjà ; en laissant transparaître mes émotions, au paroxysme de la non-objectivité, ce soir je ne peux être plus fière de "mes gars" : que cela (vous) plaise ou non, cette soirée fut une des meilleures que chaque passionné de musique présent ait passée depuis bien longtemps et dont il s'écoulera bien de l'eau sous les ponts avant que l'on éprouve à nouveau les mêmes sentiments. Messieurs, si peu réceptive à ce style musical que je suis, je vous tire ma révérence et vous dit : Chapeau bas !

Merci à sieur Bellenfant et à Barclay, plus que tout à mes "nan-nancer", une bise à Pone, Fischerman, Eva et Karine et à toute "l'After", Burns, Davy et Benoît, Jeff, et un spécial big up à Daav', Laurence et les Wunjo, + particulièrement à Flav, Nico, Gaëtan et Seb (et au Zimms !!!)... Et bien sûr à Oli !!!