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6 ans que Dysfunctional by Choice (Dysby pour les intimes !) traine sa bosse. Né d'une envie de laisser libre cours à ses influences tels que Nirvana, Rage Against The Machine et Tool, le groupe ne perd pas de temps et dès 1997, Dysby opte pour l'enregistrement at home afin de desservir sa puissance dans des compil rock. Le premier maxi ne tarde pas à sortir, avec cette pochette très Pumpkinsienne Dysfunctional by Choice en 1998. Cette autproduction leur permet de se faire connaître, sur Paris, et d'enchainer une vingtaine de concerts dans la région, en première partie d'Aston Villa, Tripod, Watcha, Eiffel... Le temps du deuxième mini cd est venu, il s'appellera Beta et comportera 4 titres. On est en 2001 et les influences du groupe ont évolués vers le rock'n'roll et le punk, citant à présent NiN ou At The Drive In. Les 5 continuent à se produire sur scène, et un an après Beta, voilà sa suite : Gamma. Ils referment la trilogie alphabet grec avec Delta et se mettent en pause.
En 2006, les Dysby composent et enregistrent une bombe qui déboulera au printemps 2008 : Travelling in travel.

Review Concert : Dysfunctional by Choice, Cult Of Luna, la tournée éternelle (mars 2009)

Review Concert : Dysfunctional by Choice, Dysby au Mondo Bizarro (Mai 2008)

Review Concert : Dysfunctional by Choice, Dysby @ le Korigan (fév. 2008)

Interview : Dysfunctional by Choice, Alexis Sevenier Ionatos (sept. 2012)

Interview : Dysfunctional by Choice, Interview dysfunctionnelle... ou presque (fév. 2008)

Dysfunctional by Choice / Chronique LP > Atomic clock

Dysfunctional by choice - Atomic clock 2012, Dysfunctional by Choice ne sort son Epsilon qu'en version digitale, on sent que le groupe ne terminera pas l'alphabet. Une nouvelle pause s'impose, Francis (batterie) est de toute façon de plus en plus occupé à produire la crème des groupes Français, Julien (guitare) est très occupé avec AqME, l'autre Julien (chant) lâche le micro...
2014, Sna-Fu rend les armes, le Grand Orchestre ne foutra plus le boxon en live, n'écorchera plus nos oreilles, le rock devient un peu moins fou la seconde qui suit cette annonce.
2015, c'est réel. Ce qui semblait être la meilleure idée sur le papier, le truc dont tu rêves mais que tu te dis que l'alignement des planètes n'est peut-être pas si favorable. Mais bon, Francis (Dysby) est le frère de Charles (Sna-Fu) donc pourquoi pas... Et là, ce qui pouvait paraître une idéale évidence devient réalité, le Fu Clément devient Dysfunctional. Quelques extraits font baver, il faut attendre ce printemps 2018 pour profiter pleinement de Atomic clock intégralement fait maison (Francis pour la prod, Clément pour l'artwork).

"Saturn", premier titre dévoilé un peu plus tôt que les autres, ravive le goût de Dysfunctional by Choice et ses guitares ultra travaillées qui jouent avec les tonalités (notes et nappes douces, riffs tranchants), quand le chant arrive, on retrouve aussi le goût de Sna-Fu, plus grave, plus éraillé, Clément touche davantage les corps que les cœurs mais sa voix s'adapte parfaitement aux ambiances de Dysby, plus posées, elles ne cherchent pas toujours la destruction hargne core, sa puissance vocale s'amalgame naturellement pour nous procurer des frissons. Le mariage se fait en douceur et c'est après une pause (l'interlude instrumental "Our last embrace") que l'union atteint son climax, vindicatif, "Night of iron / night of blood" commence comme un titre un peu véner lambda qui se calme et laisse les instruments divaguer, on se laisse emporter par ce qui peut être un refrain et le morceau change de dimension pour sa partie finale, on vit alors la musique avec eux et voudrait bien ne jamais retoucher terre. La fin de l'album est un boulevard pour la créativité où la liberté du combo s'exprime avec un titre non conventionnel et un instrumental. Avant d'en arriver là, on est passé par différents états, on s'est fait ballotter par les hachures rythmiques de "A lion's dance", on s'est fait balader par "S.S.M 6" et "Our first embrace" (que peu de groupes sont capables d'oser et réussir), on a cherché à comprendre le tour de passe-passe du schizophrène "Tempelhof", on s'est tout simplement laissé embarquer dans l'univers si particulier des Dysfunctional by Choice qui suivent leur voie en en proposant une nouvelle. Magiquestral.

Dysfunctional by Choice / Chronique LP > Travelling in travel

dysby : travelling in travel Dysfunctional by Choice est de retour ! Espoir excitant au début du millénaire, les Dysby se sont éclipsés quelque temps pour nous revenir directement à leur zénith. Il sortent d'un brouillard magmatico-électronique ("Fog") pour nous rentrer dans le lard et si ce n'est qu'une "Alert" nous sommes déjà dans le vif du sujet. Avec Travelling in travel, les Parisiens continuent de mélanger plein d'influences ayant pour dénominateur commun le rock, chacun y trouvera des sons, des riffs qui pourront lui sembler familier alors que l'atout principal de Dysfunctional by Choice est clairement sa fraicheur, ils font preuve d'une inventivité rare et réussissent à assembler tout ce qu'on aime pour proposer un album neuf et douze occasions de s'éclater ! Et si ce puzzle d'idées forme toujours le même Travelling in travel, les pièces qui le composent seront différentes selon le background de chacun, par exemple, je ne suis pas sûr que beaucoup de monde tiltera sur le I'm on my own de "Pimple" et le connectera au "Unbeliever" de Therapy?...
Petits bidouillages, traficotages de sons, derrière une puissante base binaire, Dysby joue des arrangements, des ambiances et des effets, les plus audibles étant ceux apportés au chant (toujours en anglais) qui n'est que rarement servi "pur". Ainsi sur "Step & learn" une douce mélodie claire est assombrie par une voix robotisée qui s'ajoute aux riffs plombant l'atmosphère. Autre constante, c'est l'énergie qui habite chacun des titres, les rythmes et les cadences donnent un énorme dynamisme à des compositions qui nous dominent physiquement ("Travelling in travel (out of trap)", "Feedback disease", "Non reached lights", "Gotham"...), avec pour point culminant la dernière plage "Underworld", synthèse des sons (clairs, saturés, gras, graves, larsen...) sur un tempo plutôt mesuré qui pénètre en profondeur sous la peau. Dysby s'offre alors un autre voyage intérieur, plus personnel et mélancolique, une mise en abîmes plus mentale et personnelle que le rocailleux et bagarreur "Travelling in travel (out of trap)".
Si on retrouve des touches émo, d'autres industriels, des éléments pop, l'ensemble est avant tout rock n roll et comme on adore ça, le rock n roll, on est obligé de succomber ! Comme indiqué par leur nom, les Dysfunctional by Choice ne sont pas toujours en état de marche, là ils le sont foutrement.

Dysfunctional by Choice / Chronique EP > Gamma

Dysfunctional By Choice : Gamma 4 titres, mais alors 4 titres de furieux. 4 titres d'une finesse alliée à la puissance, 4 titres rock mélangé au hardcore, 4 titres impeccables. Moi qui était resté un peu septique quand à leur dernière production du fait d'un certain manque de personnalité, je suis comblé par leur dernier skeud. Un 4 titres qui réveille, pas fait pour les branleurs. En 4 titres, Dysby va révolutionner le monde du rock dans l'hexagone. Personne ne pourra rester insensible devant les progrès et la maturité de Dysfunctional by Choice version 2002. Attention, ça va faire très très mal !!! Déjà, une confirmation, le son est bon, très bon, un son que l'on ne retrouve que chez eux. Une tuerie pour un groupe autoproduit. Et les compos sont quasi parfaites. Un exemple ? "Krisprolls" , qui ouvre le Mini-Cd ! Une furie, une efficacité, tout ce qu'on aime quoi ! ça faisait longtemps qu'un morceau ne m'avait pas calmé de la sorte ! Intro digne d'un groupe de stoner utilisant des rythmes d'émo, et le chant qui se place là-dessus, mi hardcore, mi émo ! Une véritable claque bouillonnante ! Le cerveau s'emballe, une furie parcours le corps, c'est un sentiment vraiment intense qui me submerge à l'écoute de ce joyau ! Technique et rigueur croisent la folie et l'authenticité. Ouah, difficile pour s'en remettre. Mais il faudra bien pourtant, et en plus, il reste 3 morceaux. "Intermed" est ,comme son nom l'indique, un intermède lugubre le calme après la tempête ! Accords lourds de guitare, rythme plus lent qu'au titre précédent, une ambiance plus atmosphérique, la puissance n'a pas dit son dernier mot, Dysby semble avoir la recette pour surprendre et surtout pour atteindre celui qui a osé pénétrer dans son univers sombre et chaotique. Ce ne sont pas des chansons que jouent Dysby, ce sont des sons qui ne peuvent se détacher d'ambiances qui apparaissent vécu ! Ca fait froid dans le dos !!! Le pont instrumental est explosif, les ambiances se veulent ensuite plus détendues pour laisser de nouveau place à la puissance et au flanger des guitares. Intro punk rock pour "Brock ab" , dernière destination pour un voyage instructif. La rythmique rock 'n' roll et la guitare façon Guns N Roses laisse ensuite place à un refrain imparable, déjà dans toutes les têtes, fusionnant le hardcore et le métal. Le groupe n'omet pas de changer les ambiances à chaque pont ou couplet, l'auditeur que je suis est malmené, destabilisé, pris dans la toile de ce groupe qu'il n'a pas fini d'écouter, comme s'il était épris d'une force le poussant à être dépendant ! Un titre bien caché laisse place à des riff du groupe, une sorte de melting pot, entre la fusion, l'émo, et le hardcore. Une vrai folie, peut être l'attraction de ce 4 titres qui n'en est plus vraiment un. Dysby a créé sa marque, plus rien ne pourra les arrêter, ces petits gars de la région parisienne. Et c'est tant mieux, car pour moi, il y a eu la vie avant Gamma, et la vie après Gamma commence maintenant...