disturbed : the sickness Intro énorme pour "Voices" et pour l'album, petits effets, petit grigri à la batterie, inspiration et après 20 secondes, on se retrouve désarticulé à gesticuler dans tous les sens, impossible de rester scotché au clavier pour écrire ces lignes en écoutant le morceau ! Heureusement que ça se calme un peu et que mes bras arrivent à reprendre le dessus sur le rythme...pour un temps seulement. Quelle est la composition de cette bombe ? Aprés étude attentive, on y trouve un gros son métal pour les guitares mais pas les stéréotypes du néo, des éléments électroniques discrets et pas d'homme machine donc ce n'est pas de l'indus... Sont aussi de la partie des riffs et des rythmes qui coulent de source et en cascade, un chant clair parfois déclamé, parfois mélodique, un ton 'Disturbed'... Ce n'est pas une bombe, mais une mine ! Et plus on la creuse plus on en remonte des pépites... Comme ces breaks de folie sur "The Game" ou "Stupify" ou les délicates intros qui font tout péter en quelqes secondes, à part les Deftones, trop rares sont les groupes à avoir ce savoir-faire. Les Disturbed vont nous rendre fous avec tant d'énergie, et comme si ça ne suffisait pas, ils savent aussi baisser le tempo et avec "Numb" montre que leur sombre lourdeur se décline sous plusieurs formes, c'est décidément trés trés fort... "Let me feelin' Nothing...", ouais, mieux vaut essayer de ne penser à rien qu'aux mauvais délires de la société américaine qui tout au long de l'album en prend pour son grade. Et histoire de bien enfoncer le clou, "Shout 2000" met à l'honneur Tears For Fears, ressorti du placard, ce morceau sent bon la putréfaction, bien moins joyeux qu'à l'époque de sa version d'origine. Propre, net, sans bavure, efficace, jumpisant, ... avec ce premier album, Disturbed annonce sa couleur (et c'est pas du pastel), ils ne sont pas venus en touristes et devraient squatter une partie de nos esprits pour un bon bout de temps !