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Diablo Swing Orchestra Pour la petite histoire, les origines de Diablo Swing Orchestra remonteraient au 16ème lorsque des ancêtres du groupe actuel auraient joué dans un orchestre défiant la puissance église Luthérienne suédoise à l'influence déclinante. L'Église mis alors leurs têtes à prix les accusant d'être des pions de Satan, la récompense était si énorme qu'après quelques années en tant que fugitifs, l'orchestre décida de donner un dernier concert magistral à la fin duquel ils furent arrêtés, puis condamnés à la mort par pendaison.
Comme l'histoire n'est nullement étayée de faits, peut-être que le Diablo Swing Orchestra des temps modernes s'est juste rencontré dans un magasin de musique de Stockhölm en 2003 et mis trois mois a réunir la composition actuelle du groupe.
The butcher's ballroom est le deuxième effort de Diablo Swing Orchestra après un EP en 2005.

Diablo Swing Orchestra / Chronique LP > Pacifisticuffs

Diablo Swing Orchestra : Pacifisticuffs Quatrième album du groupe suédois Diablo Swing Orchestra, Pacifisticuffs présente une autre facette du groupe à l'avant garde du métal. Après le départ d'AnnLouice Lögdlund en Août 2014 et son remplacement par Kristin Evegård qui assure aussi les claviers, le groupe sort un single "Jigsaw Hustle" où elle fait sa première apparition. Cet album a été enregistré entre Juillet et Octobre 2016, mais finalement ne sort seulement qu'en Décembre 2017 après quelques problèmes de mixage. Précédé par deux singles "Knucklehugs" et "The age of vulture", ainsi qu'un ré-enregistrement du teaser "Jigsaw hustle", Pacifisticuffs déploie l'ensemble de la palette musicale du Diablo Swing Orchestra : un ensemble électrique, basse-guitare-clavier, avec un orchestre "de scène" violoncelle-trompette-trombone.

Épanchement romantique enflammé sur "Laday clandestine chainbreaker", c'est de la guimauve qui dégouline avant d'enchaîner sur des guitares qui font monter les blancs en neige suivi d'un duo pour cuivre. À l'opposé, on trouve le très corrosif "Superhero Jagganath" avec sa rythmique endiablée qui ne se livre qu'après un couplet assez aérien, avant une explosion harmonique et une petite rumba qui fait place au très lyrique passage éponyme du titre au déhanchement accrocheur.
Après le très ABBA-esque (oui lecteur, ceci est probablement la seule chronique pour laquelle le W-Fenec peut loucher du côté des maîtres du disco suédois) "Jigsaw hustle", "Ode to the Innocent" regarde quant à lui les maîtres de la période tonale avec une orchestration exclusive d'instruments à cordes. Après un interlude très léger dans "Cul-de-sac semantics", Diablo Swing Orchestra fait feu de tout bois sur le bien-nommé "Karma bonfire", rythmique contagieuse, une section de cuivres qui s'emploie à activer les flammes, une ligne de basse qui envoie du bois, l'ensemble est chaloupé et explose à tout va comme un feu d'artifice, avec des influences diverses et variées, notemment cajun. Pour clore cet opus très rond et très appréciable, "Climbing the eyewall" déroule son tapis mélodique, guitare omnisciente, rythme plus lent, calme les esprits et égraine les arpèges.

Comme à son habitude, Diablo Swing Orchestra nous livre un opus au rythme chaloupé et aux mélodies entêtantes, le tout enrobé de grosses guitares, de titres dépourvus de clichés et aux surprises acidulées.

Diablo Swing Orchestra / Chronique LP > The butcher's ballroom

Diablo Swing Orchestra : The Butcher's Ballroom Officiellement sorti en 2006, The butcher's ballroom n'est parvenu jusqu'à l'Europe que mi 2007. Entre swing jazz, valse et mariachi mexicain, le métal d'avant-garde des Diablo Swing Orchestra donne le change à Opeth, Stolen Babies ou encore Miss Goulash. Un assemblage hétéroclite du plus grand effet, au résultat final excellent, The butcher's ballroom se découpe en deux actes d'une vivacité et inventivité rare.
Guitares accérées, violoncelle prêt à riposter, avec des passages très mélodiques, voire burlesque, à la sonorité similaire à Rasputina ("Heroines", "Rag doll physics"), Diablo Swing Orchestra fait aussi dans le boogie, à l'exemple d'un "Balrog boogie" endiablé, une voix que l'on a plus l'habitude d'entendre dans des opéras, avec quelques clins d'oeils, comme ce bruit de verre brisée lorsqu'Annlouice monte trop dans les aigus. Déluge de guitares, "Wedding march for a bullet" est à l'image de son titre extravagant, une marche au pas enlevé, où les guitares rivalisent d'espièglerie et un chant des moins reposant. "Heroines" continue cet aspect swing du premier acte de l'album, avec un rythme dansant sur un violoncelle au son qui résonne, une voix douce qui susurre presque, le tout se transformant en une fronde binaire entêtante. "Pink noise watlz" lui opère une transformation perpendiculaire, valse à trois temps, le contrechant du guitare en intro, les deux chants ajoutent à un grain particulier à cette chanson ternaire.
"Infralove" démarre sur une intro totalement électronique, assez étrange pour un orchestre, mais un orchestre que ne se refuse rien, ni les shuffles, ni les incursions hétéroclites. L'album est parsemé de ces petites interludes à l'atmosphère détachée, "Qualms of conscience" est exécuté au piano, "Gunpowder chant" au didgeridoo et au sitar, on se croirait sur un album de Dead Can Dance ou Orange Blossom, "D'Angelo" à la guitare acoustique. The butcher's ballroom virevolte entre guitares métal, par exemple "Zodiac Virtues" quant à lui virevolte littéralement entre ces guitares et une flûte traversière, chant d'opéra, violoncelle avec un certain vernis, des samples et des atmosphères uniques.