Demonhead - Black devil lies Après un premier EP en 2010 et un premier album en 2015, voici que débarque Black devil lies, deuxième effort du quatuor australien Demonhead. Passés quelques mouvements de personnel et autres soucis de santé, le combo revient plus fort que jamais (c'est une figure de style, car je ne connaissais pas le groupe avant ce disque) en proposant un métal fortement connoté heavy et thrash, avec quelques soupçons de stoner et de hardcore (oui, oui, c'est possible).

En 40 minutes (hors bonus tracks) montre en main (ça aussi, c'est une figure de style, je ne prends jamais de chronomètre quand j'écoute un disque), Demonhead va abattre (encore une figure de. hein. quoi ? Ok, j'arrête) toutes ses bonnes cartes pour proposer un disque de qualité. Et à défaut d'être indispensable, Black devil lies se révèle être un disque qui présente de nombreux arguments en sa faveur. Dès "Against the grain", les influences sautent aux oreilles : pèle mêle, tu retrouveras du Iron Maiden (dans les harmonies), du Annihilator (surtout dans les soli de guitare) ou bien du Metallica (un peu partout dans les morceaux). On a affaire à des chansons mid tempo (et quelques fulgurances ici et là) avec des riffs thrash plombés par une lourdeur quasi omniprésente, et des refrains qui trottent très vite dans la tête ("Betrayal avenged", "Children of the night"). Les harmonies sont efficaces, les voix sont bien mises en avant et l'ensemble est puissant sans être agressif. De longues plages instrumentales permettent de mettre en valeur l'implication de chacun dans ce métal crossover pas dénué d'intérêt ("Blood debt", "Eyes of the insane", "Face your demons"). La production, quant à elle, est simple et efficace, ce qui est un autre point positif à mettre au crédit du combo australien. Par contre, ne t'attends pas à des textes à l'eau de rose : on est plus en mode "Walking dead" que "La petite maison dans la prairie" !

Bref. Tu l'auras compris, il y a de quoi passer un bon moment avec Black devil lies, si tant est que ton régime alimentaire inclut guitares omniprésentes, refrains accrocheurs et noirceur à tous les étages. Bon appétit !