Le Dead Projet visuel Le Dead projet : Qui? Quoi? Ou? Comment ?
Le Dead projet a été formé autour de Florent(guitare), Jérome(guitare), Amaury (basse) vers 2002 suite aux splits de leurs groupes respectifs. Puis en 2003 Ludo arrive à la guitare et Ben à la basse, Amaury passe alors à la batterie et Jérôme au chant. C'est encore le line-up actuel, l'intention était juste de se retrouver ensemble pour faire de la musique, et c'est ainsi que certains ont appris à jouer d'un instrument qu'ils ne connaissaient pas. On habite tous en banlieue parisienne et à Paris.

D'ou vient le nom du groupe ?
A la base, vue nos capacités, c'était vraiment un projet "dead", ce mot était aussi notre grande expression trip du moment, et aussi un moyen pour ne pas se mettre de pression. De plus, c'était l'occasion de symboliser pour tous, comme chacun, le rapport proche que nous avions avec la vie comme la mort.

L'album est à la frontière de pas mal de choses (hardcore, electronica, post-rock), quelles sont vos influences?
A la base, vu nos âges, on est grunge!!!!! On est vraiment ouverts à tout type de musique, cependant il y a quand même certains artistes qui nous ont plus marqués que d'autres : Nirvana et la clique de Seattle, Fugazi, Sonic Youth, Vision of Disorder, Aphex Twin, Led Zeppelin, The Doors, The Dillinger Escape Plan, Yage, Mastodon, The Roots, John Coltrane, Kerry James, Squarepusher, Radiohead, les Musiques traditionnelles du Monde... En fait on en a tellement que c'est dur de tous les lister.

Quelle est le processus de composition d'un morceau ? Il vous a fallu combien de temps pour accoucher de cet album ?
Auparavant, on mettait du temps à composer. Cet album s'est construit en 3 ans (2005-2008), et c'est une page du groupe qui se tourne. Le processus est assez souvent le même : on arrive avec une idée que chacun s'approprie et on rôde autour, puis le chant et les paroles viennent se poser. Ca prend du temps car chacun a son point de vue et il n'y a pas de leader à proprement parler, mais aujourd'hui on a changé de méthode car on trouvait le temps trop long entre chaque enregistrement.

Qui s'occupe de l'aspect visuel assez atypique ?
En fait on a un peu lutté pour créer ce visuel qu'on voulait simple et efficace, et le problème /contrainte, était que chacun devait s'y retrouver. Les photos ont été faites par une de nos amies qui s'est inspirée des idées que nous lui avons laissées. Nous avons toujours évoqué nos rapport à la nature et cette boîte à musique en est le symbole.

Vous faites sonner le français comme personne (textes et chants bien foutus), il y a des gens qui vous ont inspiré à ce niveau ?
Pour les paroles, Jérôme écrivait beaucoup de nouvelles avant de rentrer dans le groupe, ce qui transpire dans sa manière d'écrire, et trouve un aboutissement sur la dernière plage du disque : "La marche". Le choix du français c'est parce que c'est la seule langue qu'il maîtrise, son instrument. En fait, Jérôme avoue lui même ne pas avoir d'influence consciente (à part peut être Henri Michaux) et qu'il travaille presque plus sur les sonorités que sur le sens.

Pouvez-vous me parler de la dernière piste de votre album, de vos objectifs avec cette longue plage sonore...
On cherchait à faire une piste qui pouvait compléter le disque et faire un clin d'œil aux productions des 90'S qui avaient des pistes cachées ou "fantômes". C'était aussi l'occasion d'improviser, "un exutoire sonique", prenant ainsi à contre pied notre manière de composer. On a juste habillé le tout d'une histoire qui reprend les thèmes de l'album : l'évolution personnelle, les relations humaines, ainsi que les relations à l'Esprit de toute chose. Ce conte sonique est ré-intégré comme un"fil rouge" lors de nos concerts.

Vos dernières claques culturelles ? (musique, ciné', gastronomie...)
Nos derniers coups de cœurs, pffffffffffffff, il y en a tellement mais bon... Il y a le graffiti latino et west coast, le film russe "Requiem pour un massacre", les groupes Baroness, Pissed jeans (ndlr : +1), le concert de Triclops à la Jarry (Vincennes-94),"le Fils de l'homme", la bouffe péruvienne, la stupidité du film "Le petit Nicolas", le groupe Atilatronic. On est bien évidemment aussi attristé du manque de conscience, d'amour, de révolution et d'humanisme général, et enfin l'amnésia et puis (ça c'est Ben qui le rajoute) "les herbes sacrées des dieux".

Vos projets pour les mois à venir...: Le Dead Projet - Le dead projet
Nos projets???Et bien c'est plus que simple et évident pour nous, on est en train de finir la composition de notre prochain opus, que l'on va sortir en vinyl, et repartir en tournée le plus vite possible. Toujours plus de concerts, de compos et de rencontres. Flow (guitare) organise aussi des concerts sur Paris avec LOS PIRATOS : on va bientôt accueillir Gods Ands Queens, Io Monade Stanca, Amateur Assassins. En mai on s'occupe du premier PIRAT FEST avec Le Baron Vampire, Every Reason To, Hallux Valgus, Birds in Row....

On vous laisse le mot de la fin...:
un grand merci à vous qui nous accordez un petit espace pour nous exprimer.

Photos et illustrations : www.myspace.com/ledeadprojet