Dagoba :Dagoba Dagoba, nouvel opus éponyme pour les bouchers de Marseille attendu par certains affionados (comme moi) depuis longtemps ! Le groupe a quelque peu changé depuis Release the fury. Après le départ de Stephan, il continuent à quatre et sont distribués par EMI, signés sur Enternote. On pose l'atmosphère dès l'ouverture, avec la jaquette du Cd, du gros travail, photos et paroles en force, les Dagoba relookés en métalleux pas commodes, climat glauque et sinistre à l'appui. C'en est presque trop mais si une fois rentré dans le délire c'est parfait. Et ça colle musicalement. Débouchage d'oreilles sur "Maniak", les gars n'ont pas fait les choses à moitié avec cet album. Pré-produit à l'Hypérion Studio, enregistré au Praxis, le cd a ensuite été mixé par Dave Chang (GF93, Earthtone 9, Final Conclusion...) au Philia Studio au Royaume-Uni. On ressent énormément de travail sur les arrangements et de recherche au niveau des sons (boucles, samplers) qui donnent la base sur cet album. En effet si Release the fury apportait le bourrinage originel, Dagoba se présente plus affiné, mais attention pas subtil pour autant ! Une ambiance particulière est amenée, captivante ("Another day"), relaxante sur "Fate contained in a crystal ball" (instru) et "year of the scape goat". Elle permet de perfectionner certaines anciennes compos comme "Something stronger"ou "Rush "bien que celles-ci n'en avaient pas réellement besoin à mon avis. Aussi je trouve dommage que le gros cri de "Rush "soit complètement sourd par rapport à la précédente version et que "Something stronger "soit quasiment plus retenue qu'avant, mais toujours aussi ensorcelante. Ce qui n'empêche pas de se faire décapsuler les oreilles sur les nouvelles compos. "The white Guy (and the black ceremony )" ne fait pas dans la finesse, plonge à fond dans le trip métal "hotest flames(..) I was a white guy lost in a black ceremony". A écouter attentivement "Another day", un titre envoûtant, très néométal dans l'ensemble. La voix de Shawter sonne parfois comme celle d'Aaron Lewis (Staind), et ce slow pour métalleux montre que ça leur arrive de se calmer de temps en temps. Mais pas pour longtemps. Sur la plupart des compos les multiples effets sur la voix n'altèrent en rien sa puissance qui force l'admiration, et la vélocité du batteur est surprenante ("Dopesick"). Montée apocalyptique sur la fin de cette compo, complètement en transe à l'image des paroles "so many voices in my head (...) many toxins in my cells" on enchaîne sur "Act1, part2". Là ça fait un peu l'effet de descendre un escalier dans un tonneau : du gros, du gras, ça fait mal, on en redemande. Parties ultra-rapides, guitare effrénée, "may my flight be higher", c'est clair on ne demande qu'à s'envoler avec eux, le plus loin possible. Si le "Rush" de cette version ne me convainc pas du tout, je passe l'intro sordide de "The chaos we're involved in" et atterrit tout droit dans l'excellente "Here we are". Dans la même lignée de compos invincibles on retrouve "4.2 Destroy" et "Pornscars". On retrouve toute la personnalité brutale des Dagoba entre ces deux compos, "4 ! demons to crush you", on veut bien les croire ! Suite et fin avec "Gods forgot me", ancienne compo revisitée et améliorée cette fois il faut l'avouer. Sans oublier la petite surprise de la fin. , -)
Un album cohérent, peut-être plus néo que Release the fury, mais particulièrement efficace. Très chargé en effets, sons, et véritable travail musical, cet album est à mettre dans toutes les mains du bons gros métalleux qui se respecte. A voir sur scène impérativement.