cult of luna : salvation Je ne sais plus trop où commence ni où se termine Salvation... Les riffs emplissent l'air, vous entourent, vous étouffent, Cult of Luna occupe tout l'espace et on se perd dans leur infini, ils déclinent les ambiances et les sonorités, lancent des leitmotiv et nous triturent suffisament pour qu'on perde tout repère. Les guitares éclairées s'opposent au chant guttural écorché : quand elles s'assombrissent on est oppressé par la lourdeur ("White cell"), quand il s'éteint ou est aveuglé par la lumière ("Leave me here"). Totalement envoûtant, le talent sans faille des Suédois atteint son paroxysme lors de "Waiting for you", au calme instrumental orienté post rock qui s'étend sur plus de 6 minutes suivent des envolées métal qui tournent au chaos... Rock, métal, hardcore, les influences bouillonnent et font de Salvation un album dense malgré sa longueur (73 minutes !), un album intense qui rappelle toujours Neurosis et Isis par le son des distos même si les guitares et les rythmiques ont pris les devants sur la souffrance exprimée par le chant.
J'ai retrouvé un peu de mes esprits, l'album se termine comme il a commencé, magistralement. Encore une fois plus de 10 minutes de voyage, à la tension permanente de "Echoes", "Into the beyond" répond par quelques coups de masse appuyés et des douceurs électroniques réconfortantes...
A cette grande classe musicale, il faut ajouter un digipak ultra soigné et un livret d'une sobriété papale. Le hasard n'existe pas chez Cult of Luna, on en fait les frais avec un plaisir infini.