crown of glory - ad infinitum "Crown of Glory appartient à la vieille garde de la scène Metal suisse et il est impossible d'imaginer la scène Metal suisse sans eux". Qu'on soit bien clair, ce n'est pas moi qui le dis, mais la biographie du groupe (Crown of Glory, donc) elle-même. En même temps, le biographe n'allait pas dire que c'était un groupe de toquards. Bref. Donc, Crown of Glory est un groupe de Metal suisse (oui, oui, tu peux dire merci) actif depuis une bonne vingtaine d'années et qui présente en 2020 son troisième album intitulé Ad infinitum. Les six musiciens composant le combo officient dans un registre mélodique et symphonique. Ma grande passion (bien cachée), le Metal symphonique. Je rigole, ça me sort par les trous de nez. Sauf que pour le coup, ça passe plutôt pas mal. Et pourquoi ce traitement de faveur alors ? La suite au prochain paragraphe.

Eh bien, premier bon point, l'ensemble est entraînant. On ne tourne pas en rond, les chansons sont variées et plutôt bonnes. Et même si les incontournables nappes de claviers sont légion dans le disque, elles ne massacrent pas le mix, et, si on veut schématiser, on est quand même plus proche d'Alter Bridge que de Nightwish ou Symphony X. Les amateurs du genre y trouveront leur compte ("Emporium of dreams", "Glorious nights", "Make me believe"), les métalleux fleur bleue seront aussi satisfaits d'entendre de jolies ballades ("Surrender") et les fans de Heavy Metal se délecteront de sacrés passages bien rentre dedans ("Emergency", "Let's have a blast", "Master of disguise", "Say my name"). Le point commun de tous ces titres, outre la puissance et la production soignée, c'est que chaque refrain est un classique, entêtant à souhait et révélateur d'une bande de musiciens qui sait composer. Et même si ses morceaux sont relativement longs (entre 4 et 6 minutes), le groupe arrive avec succès à éviter le remplissage et ne tombe pas dans le piège d'en faire décidément trop (mon propos étant évidemment à nuancer, car le style n'a pas vocation à enchaîner les trois mêmes accords sur une base de gamme pentatonique).

Belle surprise donc que ce Ad infinitum qui arriverait presque à me réconcilier avec le style. Naaaaaan, j'déconne. N'empêche que ce disque est plaisant et bien foutu, ce qui est bien là le principal.