COUNTERFEIT - Together we are stronger Counterfeit. (à ne pas confondre avec nos Counterfeit) c'est le groupe anglo-saxon emmené par l'acteur Jamie Campell Bower (Harry Potter, Twilight, Sweeney Tood, Rock'n Rolla...), tout comme Jared Leto avec 30 Seconds to Mars le gars semble avoir le cul entre deux chaises et une passion débordante pour le rock alternatif. Jeune groupe, puisque formé en 2015, les Londoniens, après 3 EPs, passent rapidement au long format, épaulé à la production par leur compatriote Thomas Mitchener (bassiste de Frank Carter & The Rattlesnakes) et enregistrent ce Together we are stronger qui reprend en partie les trois précédents efforts studio et décline en une grosse demi-heure un punk-rock-collège à tendance néo-métal light, genre bien calibré pour truster les charts et les ondes !

A l'écoute on ne passe pas forcément un trop mauvais moment avec des titres plutôt sympas comme "As yet untitled" ou "Enough" (très The Union Underground ), "Romeo", "you can't rely", "Close to your chest" et "Addiction", c'est suffisamment pêchu et bien troussé pour ne pas qu'on lâche l'affaire... "Washed out" et "For the thrill of it" plus basiques se contenteront de faire le job en live, là où ça se gâte c'est avec l'immonde "Letters to the lost", ballade acoustique poussive ( n'est pas Kurt Cobain qui veut...) qui en dit long sur les intentions du groupe et le Linkin Parkien "Lost everthing" qui en remettra une couche ! Dommage, car les Anglais envoient bien dans le style (bon, ce n'est pas Pitchshifter ni The Blueprint non plus...), mais certains petits arrangements et gimmicks tombent à pic et vocalement le Jamie s'en sort plutôt bien.

Le second effet Kiss Cool, « si j'puis m'exprimer ainsi », c'est de réussir l'exploit de nous ramener au début des années 2000, au beau milieu de tous ces groupes foireux estampillés Rocksound Approuved (les Papa Roach, Taproot et autres Sum 41 !). Au final, Together we are stronger ne parvient pas à marquer les esprits là où Billy Talent, par exemple, avait surpris en apportant une certaine fougue à un style assez éculé, ici on se contente de reproduire en s'appliquant des formules qui ont fait leurs preuves, alors sans doute que les amateurs du genre trouveront matière à satisfaction mais pas de quoi crier au génie, même si ce n'est pas ce qu'on leurs demandait non plus, mais les Britanniques auraient pu faire preuve de davantage de singularité et de créativité, cela dit en se nommant Counterfeit. c'était déjà mal barré !