Est-ce possible ? Une compilation rassemblant les groupes d'un même collectif et d'aussi bonne fabrique ? Dirty 8 s'en est passé, Antistatic s'en est approché via Autoprods Support, Klonosphère l'a fait ! L'idée est simple : 8 groupes, 2 titres chacun, le résultat : 70 minutes de folie plus ou moins furieuse, trash, death, décalée ou émo. Je diviserais la compilation en 2 parties, les groupes ayant sortis au moins un album et ceux qui bossent encore dessus. Au premier rang Trepalium, Klone, Anthurus d'Archer et Counterfeit ; au second Hacride, Scarr, D-Basser et Lazy. Mention spéciale pour ce dernier groupe qui vient de sortir un maxi éponyme assez prometteur.
Chants gutturaux, double pédale et gros riffs sont au rendez-vous avec Trepalium. En effet en délivrant son renversant death, Trepalium démontre toute sa puissance. L'ombre d'un Gojira speedé peut se faire sentir mais Trepalium sait appliquer son empreinte personnelle, comme sur le tonitruant "Necropolis". Klone faisant plutôt partie des "locomotives" du collectif présente 2 titres (versions démos) tirés de leur tout nouveau disque High blood pressure. L'excellent "Disembody" au travers de ses nappes électros dégage une atmosphère assez futuriste. Avec "Under my skin", le groupe se fait plus péchu mais la même sensation d'être enveloppé par le son transparaît.
Personnellement, j'ai un peut plus de mal avec Scarr mais cela ne m'empêche d'apprécier le potentiel de ce groupe, notamment au travers d' "Infallible". Le combo officiant dans un crossover hardcore/death ne lésine pas en matière de construction sinueuse des morceaux.Les lyonnais de Counterfeit mettent le senti-métal à l'honneur avec deux de ses joyaux tirés de leur premier album Between the end and the middle. Emotion servie sur longs riffs poignants pour "My queen" alors que le Toolien "Darwin" est un peut plus enjoué. Une richesse en matière de composition pour Lazy qui s'affranchi avec son métal dense, puissant et nourri par de multiples facettes du style. Le chant crié puis chanté est très réussi, de plus la fusion de chaque instrument au cœur du bouillon sonore est correctement dosée. D-Basser, en comparaison des autres groupes fait presque office de power-rock n'roll. Mais après quelques écoutes, on se rend compte que le groupe ne plonge pas non plus dans la facilité. Hybride rock-métal assez rentre-dedans, avec un chant parfois scandé qui ferra sans doute le bonheur de certains nostalgiques de Portobello Bones.
Bref, une compilation bien pleine, exposant les talents divers et variés du collectif, et permettant de (re)découvrir des groupes qu'on aurait peut être pas eu l'occasion d'écouter autrement.
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