Chelsea Grin - Self inflicted Leur signature chez Rise Records (Poison the Well, At the Drive-In, Gone is Gone, Memphis May Fire...) permet à Chelsea Grin de changer de catégorie, jusque-là méconnus en Europe, les Utahains (oui, c'est comme ça qu'on appelle les natifs de l'Utah), s'offrent, pour leurs 10 ans, une visite du monde pour présenter leur autoproclamé deathcore qui tire sacrément vers le black métal. Chant guttural growlé une bonne partie du temps, rythmiques option triple pédale tant ça bastonne, accords saturés qui ne laissent pas une seconde de répit, Self inflicted déroule un tapis métallique qui concasse, broie et lamine les oreilles. Si on a la célérité et les coups du black, on ne retrouve ni les chichis atmosphériques, ni les arrangements à corde grandiloquents, ni les titres à rallonge avec du clavier pour donner de la profondeur, non Chelsea Grin est juste là pour tabasser en mode expéditif, tu prends des droites et des gauches mais ça ne dure que le temps de la reprise (environ 3 minutes donc). Pour notre survie, le groupe ne fait pas que nous foutre une rouste, ils sont capables également de calmer un tant soit peu le jeu avec "Never, forever", un titre plus "rock'n'roll" qui apparaît comme une douceur vue la tonalité générale.