metal Métal > Bring Me The Horizon

Biographie > BMTH

BMTH Formé en 2004 du côté Sheffield dans son Yorkshire natal (la région pas le chien hein), Bring Me The Horizon est la hype metal/deathcore du moment au Royaume-Uni et même au-delà. Un peu "l'ennemi" des également très doués Architects en somme, BMTH, se fait remarquer dès ses débuts avec l'EP This is what the edge of your seat was made for et signe chez Visible Noise (Lostprophets, Your Demise...) avant de livrer Count your blessings en 2006. Premier album et premier carton pour le groupe qui se retrouve à tourner avec des groupes de la trempe de Killswitch Engage et Lostprophets avant de remettre le couvert deux ans plus tard. Suicide season est l'album qui propulse le groupe au rang de N°1 de sa catégorie en faisant sauter la banque et lui permettant de tourner massivement aux quatre coins du globe avec Thursday, I Killed the Prom Queen, The Ghost Inside ou Cancer Bats et The Red Shore.
En 2010, Bring Me The Horizon sort son There is a Hell, believe me I've seen it. There is a Heaven, let's keep It a secret, toujours via Visible Noise mais également avec l'appui d'Epitaph cette fois. Troisième album studio pour les anglais et nouveau coup de Trafalgar dans les charts qui leur offre la possibilité de jouer avec de grosses têtes d'affiche, Machine Head, Devildriver et consorts...

Bring Me The Horizon / Chronique LP > Sempiternal

Bring Me The Horizon - Sempiternal Quand l'un des groupes les plus adulés (et donc en même temps) détestés de la scène dite "metal" planétaire passe d'un gros label indé (Epitaph) à une major (RCA Records appartient à Sony Music), on peut fatalement se dire que les plus ardents défenseurs d'une indépendance façon DIY farouchement anti-commercial vont grincer des dents. Parce que oui, Bring Me The Horizon sort ce Sempiternal avec une distribution maousse et que triple oui, BMTH n'a sans doute jamais été aussi bankable, facile et mainstream qu'avec ce nouvel album parfois même (qui a dit "souvent" au fond de la salle) putassier. La cash-mashine va faire sauter la banque.

En même temps, quand on déflore un album et ses jeunes fan-girls à peine pubères avec un "Can you feel my heart", on donne un peu le... bâton pour se faire battre. Effets électro des plus racoleurs, production sur-gonflée, mélodies taillées pour les stades, on attend déjà la grosse machine qui va envoyer les watts pour exhiber ses tatoos et jouer les durs alors fatalement, ça ne tarde pas et les anglais propulsent un "The house of wolves" étrangemment sous mixé (apparemment ce serait un choix) histoire de mettre les gangvocals (euh...) en avant. Enfin, façon BMTH, qui les mixe avec des choeurs metalcoreux atypiques du genre. Avant de balancer un peu de coolitude burnée sur un "Empire (let them sing)" certes arrogant, mais parfaitement assumé.

Les titres passent et Bring Me The Horizon confirme ce que l'on attendait, à savoir qu'il est l'archétype du "tu aimes"/"tu abhorres" (ce sera le seul mot compliqué de la chronique) avec un album ultra-calibré pour plaire aux die-hard fans du genre et nostalgiques du néo-metal qui veulent passer à quelque chose de plus "hype". La mode passe, l'esprit reste. Et les anglais, en excellents money-makers qu'ils sont (en 2013 dans le petit monde de la musique, c'est loin d'être si évident), savent comment caresser leur auditoire dans le sens du poil (remember les nymphettes évoquées en début de chronique...) avec des titres aussi "efficaces" que "Sleepwalking" ou "Go to Hell, for Heaven's sake". Alors quand déboule LE tube de l'album, l'évident single qu'est "Shadow moses", BMTH s'impose comme ce qu'il est désormais : le successeur de Linkin Park avec une paire de bollocks en plus mais dans un genre légèrement différent quoique proche en terme de cible marketing (cf : "Hospital for souls").

Si les âmes chagrines trouveront ça extrêmement détestable artistiquement, force est de constater que Sempiternal, dans un registre parfaitement balisé et troussé, est d'une fracassante efficacité (sisi), en témoigne les solides "Anti-vist" et "Crooked young" : emballés avec soin, emphase et tout ce qu'il faut de grandiloquence pour plaire à un maximum de monde. Là, s'ils n'emballent pas des hordes de jeunes filles en fleur et un peu plus, notamment sur "And the snakes start to sing" ou "Seen It all before" (histoire qu'on ne les ait pas subi pour rien), on ne peut rien faire pour eux.

Bring Me The Horizon / Chronique LP > Suicide season

Bring Me The Horizon - Suicide Season
Suicide season ne fait que confirmer en dix titres de quoi Bring Me The Horizon est capable. Après un Count your blessings fiévreux et violent, les Britanniques ont pu donner corps à quelques expérimentations qui font de Suicide season un album plus accessible que son prédécesseur. La preuve étant que la grande majorité des éléments mélodiques introduits proviennent "de l'extérieur", soit de claviers et autres incursions électroniques, alors que le quartet guitares-basse-batterie impose toujours une combinaison singulière. Les guitares étant plus proches de basses et offrant des lignes assez monocordes, l'ensemble donne à voir une alchimie qui rend le deathcore de BMTH plus accessible aux néophytes et toujours aussi excitant pour les défenseurs du genre.
Pièces maîtresses de Suicide season, "Chelsea smile" et "The diamonds aren't for ever" sont des hymnes rugueux et directs, variant breaks lourds et phrases plus alambiquées. Les influences du groupe sont plus affirmées, et la versatilité du chant d'Oli Sykes permet à Suicide season de balayer un large spectre. Du grindcore express ("No need for introductions...") aux progressions pathos ("Chelsea smile", "Suicide season"), Suicide season est un album indispensable pour qui veut comprendre comment évolue le métal à l'orée 2010.

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