Bring Me The Horizon - Suicide Season
Suicide season ne fait que confirmer en dix titres de quoi Bring Me The Horizon est capable. Après un Count your blessings fiévreux et violent, les Britanniques ont pu donner corps à quelques expérimentations qui font de Suicide season un album plus accessible que son prédécesseur. La preuve étant que la grande majorité des éléments mélodiques introduits proviennent "de l'extérieur", soit de claviers et autres incursions électroniques, alors que le quartet guitares-basse-batterie impose toujours une combinaison singulière. Les guitares étant plus proches de basses et offrant des lignes assez monocordes, l'ensemble donne à voir une alchimie qui rend le deathcore de BMTH plus accessible aux néophytes et toujours aussi excitant pour les défenseurs du genre.
Pièces maîtresses de Suicide season, "Chelsea smile" et "The diamonds aren't for ever" sont des hymnes rugueux et directs, variant breaks lourds et phrases plus alambiquées. Les influences du groupe sont plus affirmées, et la versatilité du chant d'Oli Sykes permet à Suicide season de balayer un large spectre. Du grindcore express ("No need for introductions...") aux progressions pathos ("Chelsea smile", "Suicide season"), Suicide season est un album indispensable pour qui veut comprendre comment évolue le métal à l'orée 2010.