Bring Me The Horizon - Post human: survival horror Le corona n'a pas ralenti les velléités de Bring Me The Horizon qui désire enchaîner une série de quatre sorties sur le thème de l'apocalypse et n'hésite pas à réduire les distanciations sociales avec d'autres musiciens. Alors qu'on pouvait imaginer plusieurs EPs, ce vaste projet commence avec un album Post human : survival horror et neuf titres qui ne changeront pas ta vision des Anglais. Pourtant si sur le papier, leur métalcore semble davantage donner dans la retape mainstream en invitant à la fois Amy Lee, Yungblud et Babymetal, il se trouve que le mélange améliore l'ensemble, en plus d'être efficace ! Si la chanteuse d'Evanescence ne fait que mettre sa belle voix pour clôturer l'album sur une ballade désabusée, ce titre est à sa place. C'est le moins surprenant des quatre où ils ne sont pas seuls. Le plus excitant, c'est certainement celui avec Yungblud, "Obey", l'émo-pop-punkeux se retrouve au cœur d'un titre où le métal croise un électro ultra puissant et les mélodies doivent plus à Slipknot qu'à Sum 41, un truc détonnant et donc intéressant. Même topo pour le featuring des Nova Twins, plus à l'aise avec les bidouillages, le duo vient parasiter "1x1" avec des voix féminines qui impulsent une belle énergie notamment sur le break central où les grattes disparaissent. Pas amateur du tout de Babymetal, je ne pensais pas que "Kingslayer" trouverait grâce à mes oreilles mais là encore, c'est bougrement efficace et le métal électronisé des Angliches se fond assez bien avec l'accent nippon, ça reste bateau dans la construction mais le résultat est différent de ce qu'on nous sert d'habitude et donc forcément un peu meilleur... Comme BMTH a pris aussi quelques risques dans les orchestrations des titres sans invité, notamment les brisures de "Parasite Eve" et les ambiances de "Ludens", on s'en tire avec un opus assez frais. Certes, le chant et les mélodies gnangnan d'Oliver Sykes sont toujours là et calment mes ardeurs mais n'empêche, ils auraient pu faire bien pire donc cette apocalypse a du bon !