Biocide : Le syndrôme de Meurfy A l'instar de leur site web, Biocide livre un album à la fois riche et profond, accessible et accrocheur, et chaque écoute (comme chaque visite) permet de découvrir de nouvelles petites choses qui nous avaient jusque là échappées... Avec Biocide puis Narkosia, les Marseillais mélangeaient métal foutraque avec un peu chant déclamé rappelant le néo, cela est terminé, place aux mélodies, place à l'anglais, place à "Meurfy" et ses petites histoires, un changement de ton qui va bien aux Biocide qui, aprés avoir appris à voler, se détachent totalement de notre espace terrestre pour s'envoler au-delà des nuages ("Voices"), comme j'en arrive à placer Syd Barrett et les expériences de Pink Floyd en référence, c'est que je suis devenu totalement accro à cette nouvelle orientation, cette nouvelle élévation... Le syndrome de Meurfy est donc plus rock'n'roll avec toujours des touches venues du funk, du jazz, de l'électro, de la country (sisi ! avec "Yuholl") et une grosse rasade de Mike Pattoneries.
Le syndrome de Meurfy possède un incroyable pouvoir d'entrainement, le groove et les lignes de chant (qu'il soit trafiqué, doux ou plus vindicatif) nous poussent toujours plus loin, toujours plus haut, on suit Biocide dans ses délires sans réfléchir à savoir où cela va nous mener. A ce titre, les artworks qui accompagnent le CD sont très représentatifs de ce que peut être la musique : un peu de psychédélisme, des tonnes de connexions avec des mondes différents et des lignes directrices ascendantes. Narkosia était une ville sombre et hostile, Le syndrome de Meurfy est un ciel étoilé à l'heure des perséides.
Tu l'auras compris, on a là un album magistral et un groupe qui survole le sommet de sa forme.