As They Burn-Ego death À certaines questions, il est difficile de répondre. Non pas "tu préfères ta mère ou ton père ?" mais plus "tu préfères Deftones ou Korn ?", comme tes parents, ils apportent des choses différentes mais c'est un peu un couple difficilement sécable tant leurs trajectoires s'écrivent sur la même trame. À cette question, As They Burn n'a toujours pas tranché et montre dans cet EP qui signe son retour - le groupe était en hibernation depuis 2015 - que l'amour qu'ils portent aux uns et au moins aussi important que celui qu'ils portent aux autres. Des hurlements, du chant lourd, de l'émotion brute d'un côté, du raffinement, des parties claires, des saturations aux petits oignons et des arrangements bien sentis de l'autre. Autant Chino que Jonathan, Kevin assure sur toutes les lignes et ses comparses le suivent dans toutes les ambiances allant même piocher ailleurs un peu de groove ou de noirceur. Luigi, qui a remplacé deux guitaristes à lui seul, s'est parfaitement intégré et apporte un son lourd ultra travaillé, c'est un régal ... pour tout amateur de néo-metal. Pour se reconnecter au monde vivant, As They Burn repart sur des bases solides, sans prendre trop de risques, gageons qu'ils se détacheront un peu de leur zone de confort dans le futur, faudrait pas forcément toujours faire comme papa/maman.