Un vol en provenance de Hawaï dépose à Paris, un petit frenchie, Sylvain, faute de grosses vagues dans la capitale il lâche sa planche pour une gratte et cherche des potes avec qui jouer... On est en 1992 et via une petite annonce (wouhou) il rencontre un bassiste, Boris. Artsonic est né... Le groupe se complète avec un chanteur et une succession de batteurs. En 95, Stéphane un second guitariste rejoint le combo et le chanteur le quitte, Sylvain s'empare alors sauvagement du micro qu'il ne lâchera plus... On est déjà arrivé en 1995 et ils sont alors prêts à enregistrer, ce qu'ils font jusqu'au début de l'année suivante (96).
Totalement autoproduit, la galette appelée Sonic Area arrivera en 97 dans les bacs via Lolita Music. Artsonic fait alors dans le bon vieux (?) thrash métal option gros riffs dégoulinant de sueur, leurs efforts sont récompensés par une belle tournée et un concert à Lyon avec Machine Head...
boostés par tout ça, les Artsonic se remettent à pied d'oeuvre pour un deuxième album, mais dans le désert français il est difficile de sortir un album de métal et de bien le promouvoir. Le même problème se pose aux Watcha, il faut réagir ! Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, se créé Wet Music, avec Sylvain aux commandes, un label totalement indépendant en France pour sortir (d'abord) des groupes de métal. Il fallait oser, ils l'ont fait.
Fake sort donc en 98 chez Wet Music. Un album nettement moins thrash qui propose des mélodies et pas mal de samples, le clip de "Fake" tourne sur quelques télé et s'incruste même dans la grille de The Music Factory, la chaîne musicale néerlandaise.
Mais le public ne suit pas, Dirk le batteur lâche le groupe qui va dés lors végéter... Sylvain bosse plus sur le label, le groupe est mis entre parenthèses juqu'à l'arrivée de Pierre qui va prendre les futs pour voir ce que ça donne... Et ça donne ! Artsonic referme la parenthèse et se remet au boulot, le break a permis au groupe de recharger ses batteries et de trouver une nouvelle fraicheur. En 3 mois, les titres du futur album sont composés, la machine est relancée et tourne à plein régime, le producteur attitré de Wet (ou presque !), Stéphan Kraemer (Studio Impuls) met tout ça sur bande et miracle, une major, en l'occurence WEA, s'intéresse au métal français !!! Ils jettent leur dévolu sur Artsonic qui signe un contrat, un vrai, en mai 2000. Il aura fallu 8 ans et le rêve de beaucoup de groupes devient réalité pour Artso. Le temps de faire la fête avec des potes sur scène (Wet Tour) et l'été se passe à paufiner la sortie de Fashion victim qui débarque le 24 octobre dans tous les bacs de France. Un album où l'on découvre un groupe adulte, bien dans sa tête, libéré... Le nouveau siècle va commencer avec Artsonic qu'on va retrouver sur scène pour notre plus grand plaisir.
Après la tournée, le groupe change à nouveau de line-up et de maison de disques... Pierre rejoint Lofofora et Séb le remplace pour les sessions studios Stéphan Kraemer (Studio Impuls) et le jeune label Something To Scream chez Wagram signe le groupe qui bénéficie du mixage de son album Hacktivist par Howie Weinberg à New York... C'est le 20 janvier 2003 qu'il arrive en version digipak dans nos bacs...