Split Ampools / It is imperative (LP Version) Impure Muzik célébrant en 2008 une décennie à oeuvrer pour le rock/metal au sens large, n'a pas fait pas les choses à moitié. Une nouvelle fournée de sorties parmi lesquelles on dénombrera quelques pépites comme le split Hiro | Amalthea ou l'album des lettons de Tesa : Heartbeatsfromthesky et donc ce split présentement chroniqué : Ampools | It is Imperative. Une collision frontale entre bisontins et berlinois qui se terminent dans le bruit et la fureur d'un disque aux deux visages tout aussi tranchants l'un que l'autre.
Les allemands ouvrent le feu avec quatre titres d'un savant mélange screamo math-rock/noise brûlant et écorché vif. Maîtrisé de bout en bout, structuré puis lentement déconstruit, le son "made in It is Imperative" prend directement d'assaut les enceintes par son côté compact et racé, rentre-dedans et sursaturé. Il aimer le screamo au sens général du terme, mais les allemands ne font pas que ça. Ils insufflent également ici une bonne dose d'esprit punk à leur quatre titres qui ne manquent pas d'agressivité. Certes, les It is Imperative sont parfois un peu trop appliqués à la tâche et gagneraient sans doute à se révéler un peu plus spontanés dans leur approche musicale, mais les assauts de décibels qui ponctuent les morceaux ont de quoi nous secouer sévèrement les neurones. Accélérations métalliques, montées en puissance, on pousse la mécanique dans ses derniers retranchement et on en récupère ce qui survi à la déflagration. C'est une manière de voir les choses et dans son genre, le combo allemand s'en sort plutôt avec les honneurs.
En réponse, les Ampools ressortent des cartons les 4 titres déjà parus sur leur EP éponyme sorti un peu plutôt dans une édition limitée à 100 petits exemplaires (du gros collector en sommes). Toujours aussi implacables même après une série d'écoute répétées et finalement abusives (quoique...), "Hell's passenger" ou "King Rock 177 BPM" font toujours un sacré effet sur la fonction "headbang" de tout bon mordu de southern rock/heavy stoner qui se respecte. Quant à "Desert night club", envoyé dans les mirettes à grands coups de riffs dévastateurs, c'est toujours une tuerie. On aimerait trouver à redire, mais même l'effet de surprise estompé depuis des lunes, ça reste une grosse claque en pleine face. Comme une évidence.