Affect - L'odyssée de l'espoir En regardant la pochette de L'Odyssée de l'espoir d'Affect, on pourrait s'attendre à du rock psyché comme Pink Floyd, tant le style de la photo rappelle celui auquel la troupe anglaise nous a habitué. Mais une fois le CD en marche dans la platine, on est vite aiguillé ailleurs : L'odyssée débute par une intro de basse, rapidement suivie d'un chant rappé en français sur un groove de batterie, pour enfin être rejoint par une grosse guitare qui nous jette direct dans le deuxième titre éponyme.

Oublie le rock prog mon pote, là on t'embarque sur un roller coaster de rap-métal. Ou métal, car le chant de Simon n'est pas que rappé, que nenni, le bougre déverse son coffre dans ta tronche avec un chant bien crié. La basse de Bastien est très en avant dans le mix (t'inquiète, collègue bassiste, c'est pas un problème pour moi !), avec des lignes percussives slappées qui rappelleront Mudvayne. Les guitares d'Enzo, elles, puisent un peu partout dans le métal, du heavy groove de Limp Bizkit et Korn jusqu'au métal plus moderne de Slipknot ou Jinjer. Le tout est bien encadré par Amory à la batterie, qui adapte le groove pour bien tout unifier dans un projet avec une personnalité bien à lui, malgré les nombreuses influences que certains éléments cités ci-dessus peuvent rappeler.

L'Odyssée de l'espoir est variée en dynamique et en puissance, et s'écoute très bien d'une traite. Je ne suis pas personnellement fan de rap français, mais ceci ne m'a pas dérangé dans Affect, car le chant offre bien plus. Le groupe termine son album avec deux morceaux, intitulé "Merci part 1" et "Merci part 2", donc je vais terminer cette chronique avec un merci à Affect pour cet album très sympa !