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Aussi dense soit la musique de Wormachine, ils ne sont que 3 à former le groupe : Khoudj, Pierre et Néon. Au rythme très industriel d'un CD par an, leur parcours discographique se compose de Needle work en 2001, Worms attack en 2002, 3 en 2003 et de Wormachine le 16 avril 2004 (chez Hybrid Records / Boycott rec. / Next Music), un premier LP éponyme qui va les faire découvrir à ceux qui les avaient raté durant ce début siècle. Pourtant ils avaient tout fait pour se faire remarquer : des concerts avec Punish Yourself, LTNO, Lofofora, Nihil, Prohom ou des groupes de l'Est, comme eux, tels Second Rate, Flying Donuts ou Kerplunk ; un passage aux Eurocks 2002 ; le prix Attention Talent Scène du Printemps de Bourges 2003 ; la sélection FAIR 2004... Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, connecte-toi à la machine...
En mars 2007, un nouvel album, Tv brain déboule dans les bacs...

WorMachine / Chronique LP > Tv brain

Wormachine - TV brain Toujours très rouge, les Wormachine reviennent dans nos oreilles avec Tv brain, une télé à la place du cerveau, mais si on baigne bel et bien dans un univers industriel, je pense qu'on a plus à faire à la critique d'un média qui pense à la place de beaucoup de gens qu'à la vision d'un monde cyberpunk où les bio-machines seraient reines... Ce qui est certain, c'est que le groupe est toujours en pleine forme et que le talent exposé sur Wormachine est non seulement toujours bien présent mais en plus fort bien exploité par le travail de production de David Weber qui étant habitué aux sonorités des Young Gods a du se sentir très à l'aise avec des titres comme "Clair obscur" ou "Heart beat". Si on pense forcément aux Dieux Suisses sur certains passages, Wormachine est dans l'ensemble bien plus abrupte et massif. Tv brain délivre quelques bombes (comme celle du dos du CD) qui ne font pas dans la dentelle (pas comme l'autre du dos du CD) : "Addicted to nothing" donne le la, "Another song" enfonce le clou et "Born to die" défragmente ceux qui ne seraient pas encore aux abris, le combo est donc plus à l'aise en anglais quand il s'agit d'envoyer du lourd et n'hésite pas à faire appel à du renfort sur "Born to die" où Miss Z (Punish Yourself) vient chanter... Le français est conservé pour quelques occasions, comme quand il faut se déhancher ("J'divague") où disserter sur la grosse machine ("Loco") ou un monde "Mekanik", mathématique, cybernétique, technologique. Certains titres allient puissance et atmosphères posées ("The next big fright", "Green"), riches en loops et en samples nerveux voire pyschédéliques ("Last fly").
Rock, métal, indus, noise, français, anglais, l'univers de Wormachine est riche et sait se disperser en gardant sa marque de fabrique, le fer rouge a son empreinte sur chacune des 13 plages même sur la dernière, un remix de "Loco" par Half Naked (pseudo sous lequel on retrouve l'ex-guitariste de Naked Apes pour ceux qui connaissent...).

WorMachine / Chronique LP > WorMachine

WorMachine Avec ce premier album éponyme, Wormachine réalise un coup de maître ! Imposer son style et sa couleur (rouge) dans un paysage indus français en pleine ébullition (Punish Yourself qui confirme son grand potentiel de destruction, Collapse qui revient en force, LTNO qui n'est jamais trés loin, Porn qui glamise les dance floor...). Très Rock'n'Roll dans l'âme, les Wormachine y ajoutent beaucoup de loops toujours bien placés, des sonorités fines et justes et quelques riffs métal qui décrassent les oreilles ! La froideur de l'indus couplée à la chaleur des dynamiques rock donne un résultat assez novateur et surtout trés emballant ! A part les Young Gods auxquels on pense rapidement à l'écoute d' "Accelerator" ou "Are you happy ?", peu de groupes ont atteint un tel niveau dans la composition de titres aussi efficaces que fouillés ! Le trés beau travail de Pir et du groupe au studio Le Chalet paye, des onze titres on dégage une vraie homogénéité sans pour autant avoir 11 clones... "Stand" apparaît comme une balade intersidérale, "Swallow" et #5 "Black days" (are coming for us all) se détachent par leur lourdeur et d'autres comme "Devils in the head" sont très très rock'n'roll (le chant, trés clair, trés mélodieux et accrocheur me rappelant parfois l'attaque d'un Therapy...). Wormachine nous régale de bonnes trouvailles qui défouraillent sans être inaccessible aux non initiés du monde des machines, ce n'était pas évident et ils réussissent parfaitement... Et pour ceux qui en vroudraient encore, en bonus il y a une plage vidéo où se croisent images d'enregistrement studio et de concert...
Bref, bravo à Wormachine ! Bravo et merci pour cet excellent album !