Wäks-Wäkshing machine On dit souvent que l'artwork d'un album est indissociable de son contenu. Si je prenais au pied de la lettre ce précepte, j'aurais très certainement raté un groupe comme Wäks. Inutile de se le cacher, j'ai mis du temps à ouvrir ce boîtier et à poser une oreille sur ce disque tellement la pochette ne me donnait pas envie. Nous faisons face à une représentation des quatre membres du groupe caricaturés façon manga sortant de je-ne-sais-où (d'une machine à laver, suis-je bête) et tirant des tronches à faire poiler un bébé et tout ça sur un fond blanc. Et pour couronner le tout, un titre d'album au jeu de mots foireux, à faire rougir certains chroniqueurs de ce webzine, a été choisi. Bref, c'était pas gagné d'avance. Wäkshing machine est donc le nom du dernier album de ces Hauts-Savoyards débutant avec un bruit de machine à laver (tiens donc !) se mettant en route et partant rapidement en vrille pour finir en beats techno maousse costaud. Le voile est levé, Wäks ne fait pas dans la dentelle. 14 pièces d'obédience électronique se confrontant à tour de rôle à l'indus ("Bicycle"), à la techno ("Cokapshit"), à l'électroclash ("Undercore") et à des sons voisins de ces genres précités. Là dessus, on y ajoute des guitares tantôt noisy, tantôt tranchantes et une voix féminine bourrée d'effets divers qui permettent de nuancer les morceaux. Et le résultat sonne plutôt frais dans l'ensemble tant Wäks n'hésite pas à mixer leurs influences à leur manière. C'est énergique à souhait, les rythmes pulsent et donneront un bon coup de fouet à ceux qui y prêteront l'oreille. Certains riffs de guitare font penser à ceux de Rammstein, le gros son en moins, ou à certaines chansons de Das Ich avec un côté plus joyeux. Car il s'agit bien là du gros point de différence avec les formations précédentes : Wäkshing machine est un album assez facile d'accès. Le tempo binaire ouvrant l'esprit à la danse et les mélodies prenantes ne sont pas étranger à cela. Et ce n'est pas la voix de Soph', à la fois douce et exaltée, qui nous fera fuir. L'image de la machine à laver est plutôt bien trouvée au final. Ça nous retourne et désormais je comprends mieux la raison de l'expression de ces têtes sur la pochette. Mea Culpa !