Sidilarsen : Biotop Sidilarsen, attendu de pied ferme après Emotion numérique, nous offre un Biotop pas toujours au top, mais cependant fort sympathique. Exploitant toujours la veine du dancefloor métal, Sidilarsen revient avec un album bien ficelé, de nouvelles compos et un son aussi bionique.
"Biotop" tombe comme un couperet, riff massif et binaire, groove symbiotique, coups de semonces, un chant léger sur un lit de guitare saturées, qui aboutit à un cataclisme contrôlé. Samples transcendants, gargouillis électroniques, Aphex Twin sourit sur l'intro de "Defragmentes", ambiances électroniques et constructions déstructurées, Sidilarsen revoit sa précédente copie avec un gros travail de composition et d'aboutissement des titres, comme le montre "Defragmentes", "Apesanteur" ou "Cardiotonic".
Entre les mélodies de guitares et de manière plus intéressante les mélodies de synthé, comme sur "Total écran" ou "bbmw", le paysage Sidilarsen se retrouve plombé par quelques murs de guitares, qui même s'ils n'ont pas la saveur de ceux de Soulfly, apporte un relief non négligeable et un dynamisme intrinsèque. "L'homme mécanique" surfe ainsi sur un rythme d'accords plaqués, étouffés, étranglés avec rigorisme, et "bbmw" ajoute à la couche précédente une dimension supplémentaire, avec une basse grondante, un son gras et un deuxième chant qui se démarque du premier et de Mass Hysteria.
Mix de métal, celui aux guitares dantesques et au son monstreux, et de trance-dancefloor, qu'un raver londonnien ne dénierait pas, Sidilarsen mêne son bonhomme de chemin sur Biotop, avec des compositions comme "Dressés par les ondes", "Teknotrone" ou encore l'hypnotique et très hip-hopique "Cardiotonic".